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Agnathes
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Trois minutes pour comprendre / Three minutes of learning
philippelopes@free.fr |
| Troisième œil |
Chez les agnathes, qui étaient les premiers vertébrés marins, le
troisième œil permettait de percevoir
la lumière et de distinguer le jour de la nuit.
Semblables à l'anguille par la forme générale de son corps, la
lamproie marine
possède une bouche-suçoir qui lui permet de s'accrocher sous le ventre d'un poisson.
Sous son crâne, vers le milieu de l'encéphale, la lamproie marine dispose de plusieurs
vésicules creuses qui constituent, dans leur ensemble, ce que les anatomistes appellent
l'appareil pinéal. Deux vésicules presque en surface (organe para-pinéal &
œil pinéal) et en-dessous une
troisième vésicule
(glande pinéale). Les deux premières vésicules
(organe para-pinéal &
œil pinéal) paraissent êtres des ébauches
oculaires analogues à celles des véritables yeux. Seulement, tandis que la première
est restée rudimentaire, la seconde a continué son évolution et est devenue un
troisième œil. Celui-ci est en somme un organe visuel.
Quelques poissons (saumons, corégones) présentent aussi, par atavisme, une paire d'ébauches oculaires. La différence avec les lamproies est que l'organe para-pinéal finit par disparaître pour laisser entièrement place à l'œil pinéal. Chez les autres poissons, nouvel aspect du phénomène: il n'y a jamais d'ébauche de l'organe para-pinéal, mais laisse la place à l'œil pinéal logé finalement dans une dépression interne de la voûte crânienne. Celle-ci n'est pas perforée. Le troisième œil est situé à l'intérieur du crâne et ne peut servir en rien à la vision, ni même à l'appréciation des changements de température. C'est un organe devenu rudimentaire et probablement sans fonction. Enfin, chez la plupart des vertébrés, l'organe para-pinéal et l'œil pinéal n'existent à aucune période de l'existence. L'intérêt si particulier de l'iguane, du caméléon, du lézard ocellé et surtout du sphénodon est d'avoir un œil pinéal plus développé que celui d'aucun autre animal actuel. Or ce troisième œil est une survivance d'un organe analogue qui existait, à n'en pas douter, chez beaucoup de poissons (ostracodermes), de batraciens (stégocéphales) et de reptiles (ichthyosaures, plésiosaures) aujourd'hui disparus. Les crânes fossiles de ces divers animaux ont une orifice pariétal qui ne laisse aucun doute sur l'existence, à son intérieur, d'un œil qui était peut-être aussi bien organisé pour la vision que les yeux latéraux. |
Complément d'informations
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REFERENCES
Pour la Science mai 2006 n°343 Science & Vie août 1954 n°443 Science & Vie septembre 1958 n°492 Science & Vie novembre 1967 n°602 Complément d'informations Si le contenu de cette page vous a plu, vous devriez apprécier les pages suivantes. Troisième œil Nature [Sciences Occultées / Perception extra-sensorielles (ESP) / Visions / Troisième œil] Agnathes Eleusis Glande pinéale Hyla Ballens Hatteria ou Tuatara (Nouvelle-Zélande)
Lamproie Œil pinéal Pomme de pin Sphenodon ponctatus
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