Vikings au Groenland
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Qui est-elle, famille, genre

L'archéologie nous confirme que les Vikings ont marché sur le Groenland il y a mille ans.

Description  Up Page
Comment elle est, physiologie, phylogénie
Cinq navires vikings enfouis depuis mille ans sous les eaux du fjord de Roskilde, à cinquante kilomètres environ de Copenhague, atteste l'histoire de ces navigateurs qui colonisèrent l'Islande, le Groenland, et découvrirent l'Amérique cinq siècles avant Chirstophe Colomb.
Skuldelev 1, est un grand cargo de haute mer, long de 16,5 mètres, large de 4,5 mètres, profond, en son milieu de 1,3 mètres. L'unique exemple connu à ce jour fut le Knarr. Solidement construit de pin, avec une quille en chêne, doté de deux demi ponts, à l'avant et à l'arrière, séparés par une cale, ils affrontaient aisément, avec sa grande voile carrée, les tempêtes de l'Atlantique.
 
Skuldelev 2, moins bien conservé, est le plus long de tous: 28 mètres. Si long qu'on attribua d'abord son épave à deux navires (l'autre ayant été nommée Skuldelev 4).
Skuldelev 3, long de 13,3 mètres, large de 3,3 mètres, est un navire marchand de moyen tonnage, destiné probablement à la Baltique ou aux rivières.
Skuldelev 5, de fabrication locale également, est en revanche un navire de guerre typique. De taille moyenne, 18 mètres, conçu pour 26 à 30 hommes, bas et étroit, il ressemble aux vaisseaux de la tapisserie de Bayeux, ceux avec lesquels Guillaule le Conquérant envahit l'Angleterre.
Skuldelev 6, enfin, le plus petit (12 mètres) construit de pin, donc hors du Danemark, est le plus difficile à identifier: petit bac de transport, sans doute ou bateau de pêche.

Activités  Up Page
Ce qu'elle fait, démarches
Les Vikings, redoutables guerriers et redoutables marins venus de Scandinavie, ont conquis de nombreuses terres. Thorvald, le père d'Erik le Rouge, découvre ainsi l'Islande. Puis Erik met le cap sur ce qu'il nommera le Groenland. Une génération plus tard, son fils, Leif, arrive en Amérique cinq cents ans avant Christophe Colomb n'en foule le sol.
 
Eric le Rouge
C'est une aube de ces années-là, en 982 exactement, qu'un jeune homme aux cheveux de cuivre rouge, Eric le Rouge, choisit de fuir cette Europe en délire. L'Europe, il n'y appartient que dans la mesure où les marins du continent lui en apportent des nouvelles, car Eric est un Islandais, un Islandais de souche norvégienne. Il est également païen: il adore Odin.
Eric lève donc la main, embouche sa trompe et sur un long mugissement six drakkars peints de rouge et de noir quittent les côtes de l'Islande en direction de l'Ouest. A bord, ses compagnons, tous jeunes, solides et rompus aux choses de la mer.
D'après d'anciens récits, à l'Ouest il y avait autrefois des terres.
 
Terre de vignes
Eric le Rouge était un exilé, qui avait dû quitter l'Islande à la suite d'un meurtre. Arrivé au Groenland vers 981, il y avait établi son nouveau foyer à Brattahlid, siur la côte occidentale de ce pays où de nombreux colons normands s'installèrent après lui. Son fils Leif, ayant séjourné en Norvège à la cour du roi Olaf Tryggvason jusqu'en  999, embrassa la religion chrétienne qu'il introduisit ensuite au Groenland, en dépit de son père qui n'en voulut jamais rien savoir.
C'est l'année suivante que Leif partit en direction du sud-ouest afin de retrouver les rivages aperçus et dédaignés par Bjarni Herjulfson. De nombreux compagnons le suivirent dans cette expédition et, parmi eux, un Allemand du nom de Tyrkir. Après une première escale dans une région déserte et rude, au littoral rocheux, qui fut baptisé Helluland ou "pays de la pierre", il ,poussa plus vers le sud dans un pays de forêts qu'il baptisa Markland ou "pays de la forêt". Enfin, Leif poussant toujours plus au sud, parvint à une terre fort hospitalière où il débarqua et s'installa pour un assez long séjour. Il y construit des habitations et cet établissement prit le nom de Leifbudir ou "maison de Leif". Les Groenlandais y passèrent l'hiver. Or, dès leur arrivée, l'Allemand Tyrkir, qui était originaire d'un pays de vignoble, fit une découverte sensationnelle: des pieds de vigne sauvage chargés de raisins !

Présence  Up Page
Où la voit-on, environnement
Les annales islandaises mentionnent en 1121 que le nouvel évêque du Groenland, Eirik Gnupson, effectua un voyage au Vinland et le Polychronicon de Ranulph Hugden, qui suit de près les données d'une Geographia universalis du XIIIe siècle, parle en 1350 d'une île Wyntlandia au loin sur l'océan.
 
Eirik Gnupson
L'évêque Eirik Gnupson fut le premier de toute une série d'évêques qui, pendant deux cent soixante ans, oeuvrèrent au Groenland. Gnupson y débarqua en 1112 et fit de Gardar son siège épiscopal. Le chroniqueur groenlandais Lyschander signale en 1608 qu' "Eirik du Groenland implanta au Vinland à la fois des colons et la religion chrétienne". Lyschander n'est pas toujours sûr, mais, dans ce cas précis, Neckel dans un échange en 1934 avec Guy Rachet, confirme la véracité des propos tenus par l'évêque Eirik Gnupson.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
BE Canada
Rêveries, hypothèses et impostures Guy Rachet
Annales de Philosophie Chrétienne tome XXIII Société d'auteurs 1 841 n23 Novembre 1841
Derniers Mystères du Monde Sélection du Reader's Digest
Science & Avenir juillet 2004 n689
Science & Vie mars 1963 n546
Science & Vie mai 1963 n548
Science & Vie janvier 1971 n640 page 95
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Particularités  Up Page
Ce qui la distingue des autres
Déserts de glace
Une pierre fut trouvée en 1817 près de Hoenen, petite localité du sud de la Norvège, dans la circonscription de Ringerike, et aussitôt examinée par des spécialistes qui en firent des descriptions détaillées. L'inscription fut soigneusement copiée à Bergen, de sorte que la perte de l'original ne saurait gêner les chercheurs. En 1894, un grand spécialiste des runes, Sofus Bugge, consacra tout une étude au texte de Hoenen. D'après la forme des caractères, il situe l'inscription entre 1010 et 1050 et la traduit ainsi:
"Ils parcoururent de grandes distances, toujours en direction du Vinland par les déserts de glace. Et ils manquaient de tissus pour se sécher et aussi de nourriture. Le bonheur peut vous éviter bien des misères, mais alors on meurt jeune."
Bugge déclare expressément: "Impossible de se tromper: le mot Vinland y figure bien."
Bugge avait remarqué tout de suite que les "déserts de glace" étaient une allusion à une mésanventure arrivée au roi de Norvège Harald le Dur dont nous retrouvons aussi l'écho chez Adam de Brême: "Il (Harald) explora avec ses bateaux toute la largeur de la mer nordique, jusqu'à voir les confins de l'univers se perdre dans le brouillard; lui-même se trouva alors près d'être englouti dans le gouffre immense de l'abîme, auquel il n'échappa qu'en faisant demi-tour avec ses navires et il n'y parvint pas sans peine ni sans perte." Ce texte apparaît au premier incompréhensible au premier abord, mais il évoque certainement un événement qui se passa au large de la côte orientale du Groenland et ne put avoir lieu, selon mes calculs, qu'en été 1065. Le prétendu "gouffre immense de l'abîme" n'est autre que le tourbillon nordique Ginnungagap, que l'on imaginait quelque part au sud ou au sud-ouest du Groenland.

Tendance  Up Page
Pourquoi elle le fait
Le récit des Groenlandais
Tous les textes s'accordent sur ceci: un Norvégien, parti de Norvège pour se rendre au Groenland alors récemment découverte, fut déporté par la tempête loin vers l'ouest. Il aperçut soudain une terre inconnue, mais n'y aborda pas, fit sans doute demi-tour et mit le cap sur le Groenland où il conta son aventure, ce qui amena un autre Normand à prendre l'affaire en main: celui-ci partit du Groenland pour retrouver cette terre inconnue.
Le "précurseur" qui ne se soucia pas d'aborder s'appelle tantôt Bjarni Herjulfson, tantôt Leif Ericson, tandis que l'explorateur proprement dit est tantôt Leif Ericson, tantôt Thorfinn Karlsefni.
Le texte le plus ancien sur cette expédition est la "Heimskringla" de Snorri Sturluson, ouvrage historique intéressant datant de 1220 à 1230. Mais Sturluson écrivit son ouvrage en Islande, non au Groenland où il est évident que les circonstances exactes devaient être mieux connues. La verson groenlandaise, connue sous le nom de "Récit des Groenlandais", diffère de celle de Sturluson; je crois qu'elle est plus plausible et que les épisodes se nouent le plus logiquement. Elle s'appuie sur les renseignements données par Thorfinn Karlsefni, l'un des membres de l'expédition. Or, ce Thorfinn Karlsefni, dont ce récit invoque ainsi le témoignage, attribue toute la gloire de la découverte à Leif Ericson et reste pour sa part tout à fait à l'arrière-plan. C'est là un raison de plus de lui donner la référence sur la tradition islandaise qui le désigne lui comme le véritable "inventeur" du Vinland.
 
Thorfinn Karselfni, partant pour le Vinland en 1004, emmena avec lui les femmes de ses compagnons, en tout quarante-huit personnes, plus force de bêtes de bétail.