Terre creuse selon Mère Nature
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
by Pepe ©
 
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La petite histoire  Up Page
L'oasis de Bunger
En Février 1947, à peu près à l'époque où l'amiral Byrd accomplissait son vol mémorable au-delà du Pôle Nord, une importante découverte était faite dans l'Antarctique, celle de "l'Oasis de Bunger" (revue "Science & Vie" de 1960).

Comprendre simplement  Up Page
Vulgarisation, de 7 à 77 ans
Nous lisons dans le livre de Raymond Bernard: "Le capitaine David Bunger de la Marine Américaine, en mission avec son hydravion pour "l'opération High-Jump" de 1946 à 1947 avait quitté la base de Shackleton près de la Côte de la reine Marie dans la Terre de Wilkes, et volait vers l'intérieur du continent antarctique quand il aperçut une région sans glace, avec de lacs de plus de 4km de long aux multiples couleurs et entourés de murailles de glace. Le capitaine Bunger posa son appareil sur l'un de ces lacs et aperçu que l'eau était plus chaude que dans l'océan des environs. Comment expliquer la présence d'une telle oasis en plein Antarctique, qui bénéficiait de températures plus clémentes comme-ci comme au pôle Nord, cette oasis se trouvait aussi dans la dépression polaire sud ? Ce territoire sans glace d'environ 600 km carrés représentait une trop grand étendue pour être affecté par une source de chaleur volcanique. Les courants de vents chauds en provenance de l'intérieur de la Terre par l'ouverture proche, expliqueraient davantage cette anomalie."

Domaines de présence  Up Page
Monde présent
En Mars 1960, la revue "Science et Vie" n° 510 nous présentait un événement extraordinaire, qui, chose bizarre, à notre connaissance, n'a plus jamais été repris par la suite dans les colonnes de cette revue, à savoir le fait que les savants soviétiques ont pu visiter, ce que la revue appelle l' "Oasis" de Benguer. (Notez bien l'écriture du mot avec un "u" de plus et notez surtout les guillemets qui prouvent que le rédacteur de l'article ne pense pas qu'il puisse s'agir d'une véritable Oasis), 500 km carrés, nous dit-on pourtant, de sol complètement libre de glace, une température de 25°, des lacs et des cours d'eau, une maigre végétation de lichens et de mousse des oiseaux de plusieurs espèces. Notez aussi la prétendue explication qui, devrait capable de nous faire croire, qu'une température plus basse que -80 degrés, peut passer d'un coup à plus +25 degrés par uniquement la présence de barrages naturels et l'action adoucissante de l'océan.
 

 
14 millions de kilomètres carrés, 25 fois la superficie de la France. Peu de comparaison sont possibles  avec l'Arctique. Au pôle Nord, il y a un océan, une cuvette presque complètement fermée par trois continents; au pôle Sud, c'est un formidable continent isolé qui se tient, dressé comme un bouclier, au carrefour des trois mers les plus vastes du globe: l'Atlantique, le Pacifique, l'océan Indien. Trois ennemis y attendaient ceux qui allaient y aborder: la barrière de glace qui recouvre la mer autour du continent, et qui, jusqu'au XXe siècle, éloigna les navigateurs, anxieux pour la salut de leurs navires, les tempêtes australesqui balaient la surface neigeuse du continent à la vitesse de 150 à 200 km à l'heure tandis que la température de l'air descend de -30 à -50 degrés où elle se stabilise parfois durant des semaines; le blizzard, enfin, le plus impoyable ennemi de l'homme venu violer les espaces blancs de l'Antarctique, le blizzard qui souffle plus de 10 mois par an: après l'équinoxe d'automne, sa vitesse pendant huit ou neuf mois est de 80 km à l'heure. Chaque pas hors des abris est un péril majeur.
 
Quand le pétrole gèle

Dans l'imagination des hommes, l'Antarctique évoque le froid. On croyait tout savoir sur celui-ci; on avait au contraire beaucoup à apprendre. L'année géophysique allait permettre de battre tous les records observés. Dans les zones côtières, la température moyenne est de - 20° C. Au coeur du continent, elle est parfois de -70° C; -50° C est la température moyenne pendant plusieurs mois. C'est aux Soviétiques qu'est revenu l'étrange privilège d'enregistrer les plus extraordinaires minima. A Sovietskaya, le thermomètre indiqua -79 ° C; puis -83 ° C. Enfin, -86,7 ° C ... Une goutte d'eau qui tombe se solidifie instantanément en une boulette de glace, le pétrole gèle à - 55 ° C et le caoutchouc devient cassant comme du verre. Pour éviter le gel définitif, jour et nuit, les moteurs des véhicules terrestres et des avions tournent ... Mais la nature aime à jouer des tours aux hommes: les savants soviétiques qui purent à Sovietskaya trouver au froid des dimensions nouvelles visitèrent l'Oasis de Benguer: 500 kilomètres carrés de sol complètement libre de glace, une température de plus de 25 ° C des lacs, des cours d'eau, une maigre végétation de lichens et de mousses, des oiseaux de plusieurs espèces ! Les Russes cherchèrent la raison de cette anomalie stupéfiante.
Ils la trouvèrent. Au sud, une chaîne de montagnes arrête les vents froids de l'intérieur ainsi que les millions de tonnes de glace et de neige entraînées par le blizzard; au  nord, l'océan exerce son action adoucissante; sur palce, plus de glaces éternelles; l'été, le soleil fait fondre la glace de l'année, après quoi des rayons chauds sont absorbés par le sol rocheux qui "conserve" une réserve de calories.
Rare exception. Partout ailleurs, l'Antarctique offre son éternel visage d'étendues glacées. Seul un degré favorable d'humidité et d'insolation permettant aux roches de retenir la chaleur nécessaire pour retarder le gel. Alors poussent les algues, les mousses et les lichens. Les algues d'eau douce sont les plus nombreuses; les lichens croissent partout où le sol est libre de glace aussi loin que possible à l'intérieur du continent. Les mousses, elles, ne poussent que sur le littoral. Dans la baie de Vincennes la variété des végétaux, leur abondance, témoignent d'un sol libre de glace pendant une longue période annuelle. Pourtant, là où se rencontrent les mêmes conditions, on ne retrouve pas partout la même végétation. Souvent, au contraire, là où "il devait y avoir quelque chose", il n'y a rien.
 
Notons cependant que cette oasis de "Bunger", (sans "u" cette fois) est bien mentionnée page 29, dans le paragraphe "les vallées sans glace" du "Que Sais-je" n° 1249, édité en 1967 par "les Presses Universitaires de France", concernant l'Antarctique, sans aucune mention de la température qui y règne.
 
Raymond Bernard révèle de même, cependant, qu'un journal de Toronto "The Globe and Mail", publia une photo d'une vallée verdoyante, prise en vol par un aviateur dans l'Arctique, vallée qui devait probablement se situer dans ce même territoire visité par Byrd au-delà du pôle en 1947.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Rendez-vous international
Dans l'Antarctique, 11 pays ont participé aux travaux de l'année géophysique internationale: l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, l'Union Soviétique. Ils ont établi 26 bases; les Américains à Scott-Amundsen (au pôle sud même), Mac Murdo, Cape Hallet, Byrd-Station, Ellsworth, Little America; les Russes à Mirny, Benguer Oasis (maintenant confiée aux Polonais), Pionerskaya, Komsomolkaya, Vostock, Sovietskaya; les Anglais à Shackleton, South Ice Halley Bay; les Français à Charcot et Dumont d'Urville; les Japonais à Showa; les Australiens à Mawson et à Davis, les Belges à station Roi-Baudouin; la plupart des nations participant aux explorations antarctiques ont établi des bases côtières sur la presqu'île appelée "Terre de Graham" dont les rives sont libres de glaces flottantes une grande partie de l'année.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Science & Vie mars 1960 n510
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
L'Antarctique à la dérive
Dans le Shackleton Range les chercheurs ont trouvé les roches les plus anciennes de l'Antarctique: une série métamorphique du quartz et des marbres. Au-dessus de ces "métamorphiques" les géologues ont trouvé des séries entières de conglomérat. Au nord  et au sud du continent, dans les monts Theron et dans les Whichaway Nunataks on a décelé des plantes fossiles appartenant à ce type de flore que les savants appellent Glossopteris. Des Glossopteris semblables on en trouve dans les roches d'Australie, d'Afrique du Sud, de l'Inde, d'Amérique du Sud.
Dans les monts Theron les géologues ont découvert des nids de charbon de deux pieds d'épaisseur qui au cours des siècles se sont transformés en anthracite, en lignite, parfois même en coke naturel. Tous ces éléments laissent à penser que fut un temps régnait dans l'Antarctique un tout autre climat Sir Vivian Fuchs, le quatrième "grimpeur" du pôle sud dit nettement: "Ou bien la surface totale du globe était plus chaude, ou bien alors le continent antarctique ne se trouvait pas situé au pôle sud ..."
 
Oasis aux monts Horlick
Des savants américains rapportent la découverte d'un oasis libre de glace au cœur des monts Horlick: sur les pentes abruptes, de part et d'autre de la vallée, ils découvrirent des filons béants de houille brillant au soleil et des schistes contenant dans leur sein des arbres fossilisés de plus de 3 mètres de longueur.
 
Les cinq pôles
Il n'y a pas un pôle Sud, il y en a cinq ! Il y a le pôle géographique, mais il y a aussi le pôle magnétique, là où l'inclinaison de l'aiguille aimantée est à angle droit de telle sorte que la boussole horizontale devient indifférente et ne donne plus aucune indication. Il y a le pôle géomagnétique qui se place sur l'axe du champ magnétique terrestre, c'est-à-dire du champ tel qu'il existe à grande distance des accidents de la surface terrestre: c'est le champ géomagnétique qui gouverne les phénomènes d'aurore polaire et la distribution des rayonnements cosmiques, alors que le champ magnétique local,  mesuré à la surface du sol, dépend de la nature de ce sol. Il y a aussi le point particulier qui est l'antipode du pôle magnétique nord, point qui est fort éloigné du pôle magnétique sud. Enfin il y a ce lieu que les savants appellent du beau nom "pôle d'inaccessibilité". Il désigne la région de l'Antarctique la plus difficile à atteindre: elle se place dans l'intervalle entre le pôle magnétique sud et l'antipode du pôle magnétique nord. Ces distinctions ne sont pas arbitraires. Elles ont d'immences conséquences sur la navigation aérienne. Elles en ont aussi sur l'étude des rayons cosmiques.