Terra Preta (Amazonie, Brésil)
La petite histoire
Comprendre simplement
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La petite histoire  Up Page
Origine, raisons, hasard
Une mystérieuse civilisation amazonienne, éteinte depuis cinq siècles, lègue à l'humanité du XXième siècle le secret de la fertilité des sols.

Comprendre simplement  Up Page
Fertilité
Cette terre noire (la terra preta, en brésilien), d'une incroyable fertilité, était fabriquée par les Indiens en mélangeant du charbon de bois au sol pauvre de la forêt tropicale. Grâce à cette trouvaille agronomique, qui pourrait remonter à vingt-cinq siècles, les archéologues sont dorénavant persuadés que l'Amazonie abrita jusqu'à l'arrivée des Espagnols un véritable empire, aussi digne que ceux des Mayas ou des Incas.
 
Charbon de bois
Aujourd'hui, plusieurs siècles après sa conception, cette terre noire est toujours cultivée par les paysans brésiliens dans de nombreux endroits. Dès la fin du XIXème siècle, Smith (1879) et Hartt (1885) s'interrogeaient sur son origine, ils hésitaient entre le volcanisme et la sédimentation de lacs disparus. Il fallut attendre les années 60 (Cunha-Franco, 1962 ; Sombroek, 1966) pour découvrir que cette couleur noire provenait de microparticules de charbon de bois, probablement apportées là par des groupes humains.
 
Lignes droites
A la même époque, une découverte étonnante se faisait au sud-ouest du bassin amazonien, dans les plaines inondables des Mojos, en Bolivie.
En scrutant attentivement le paysage, l'archéologue Bill Denevan, de l'université du Wisconsin, note la présence de longues lignes droites et de nombreuses formes géométriques, fantômes de champs, de canaux d'irrigation et de routes.
Puis, une trentaine d'années plus tard, l'archéologue Clark Erickson s'avise que les îlots de forêts tropicales qui parsèment cette plaine des Mojos sont truffés de minuscules tessons de poteries, signe d'une occupation humaine sédentaire et importante. Le doute n'est plus permis : une civilisation a occupé autrefois cette contrée, sur plusieurs milliers de kilomètres carrés.
 
Agriculture au charbon de bois
Or, pour qu'une civilisation puisse éclore et subsister durant des siècles, il lui faut obligatoirement disposer d'une agriculture performante. Ce que les sols tropicaux, lessivés par les pluies, ne permettent pas. Le mystère agricole des anciens habitants de la plaine des Mojos est percé par un troisième archéologue nommé Bill Woods, de l'université de l'Illinois (SIU), qui retrouve les mêmes débris de poteries le long de la rivière Tapajos, dans la forêt amazonienne, mélangés à la fertile terra preta. Le lien est rapidement fait. Cette civilisation précolombienne aurait donc inventé l'agriculture au charbon de bois.
Des Brésiliens commercialisant cette terre ont expliqué à l'archéologue Bill Woods qu'il suffisait d'en laisser une couche de 20 centimètres en surface pour que, vingt ans plus tard, le sol sous-jacent se trouve paré des mêmes vertus.

Domaines de présence  Up Page
Structure sociale
Un mystère qui hantait depuis longtemps l'anthropologue Michael Heckenberger, spécialiste de la tribu Kuikuru constituée d'à peine 300 âmes. De façon incompréhensible relativement à sa taille, celle-ci possède une structure sociale extrêmement hiérarchisée : l'héritage de son ancienne splendeur !
 
Anciens villages
Durant des siècles, on a traité le conquistador Francisco de Orellana d'affabulateur parce que les dizaines de villages dont il avait signalé l'existence sur l'Amazone et le Rio Negro n'ont jamais été retrouvés par la suite. Grâce à la terra preta découverte en maints endroits le long de ces fleuves, on sait maintenant qu'il disait la vérité. Avec ses compagnons, il fut le premier, et certainement le dernier, à observer cette civilisation, victime, comme tant d'autres, de la grippe, de la variole et de la rougeole importées par les conquistadors.

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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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