Sanitaires d'Arslan Tash (Syrie)
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
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© Le palais aux ivoires

La petite histoire  Up Page
La pierre aux lions (700 av. J.-C.)
Le nom de ce village du nord de la Syrie (en turc Arslan Tash signifie "la pierre au lion"

Comprendre simplement  Up Page
Vulgarisation, de 7 à 77 ans
Parmi les régions fertiles qui bordent au nord la Mésopotamie désertique, la plus voisine de l'Euphrate est la plaine de Seroudj qui arrose les cours d'eau dont la réunion forme le Karamoush, l'affluent de droite du Belikh. Situé dans l'angle sud-ouest de cette vaste plaine, le village d'Arslan Tash n'est qu'à 30 kilomètres environ de l'Euphrate, dont le sépare un seuil relativement accidenté, mais de faible altitude.
 
Les inscriptions assyriennes nous apprennent que le nom ancien du site était Hadâtu. Hadâtu se trouvait sur la grande route, par laquelle les Assyriens accédaient l'Euphrate et en Syrie.

Domaines de présence  Up Page
Ivoire du VIIIe siècle

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Le bâtiment aux ivoires
Ce bâtiment est sans doute un palais qu'on peut dater de la fin du Xe siècle, ou plutôt du début du IXe siècle avant notre ère. La description de cette demeure permet de se faire une certaine idée du degré de confort auquel étaient arrivés les anciens peuples de l'Orient: salles de bains avec baignoires, lavabos, ingénieux système de vidange et de canalisations.
 
L'évacuation des eaux de la cour (salle mosaïque en damier) de 12,50 mètres par 14 mètres, se faisait par une canalisation souterraine franchissant le mur est et traversant de biais la salle n°6 pour obliquer ensuite fortement vers le nord et aller se perdre dans la campagne. Cette canalisation est du même type que celles du palais. La rigole a de 10 à 15 cm de profondeur et en moyenne 25 cm de largeur. La couverture est faite de pierres plates, sauf dans la traversée des murs où elle est faite de carreaux de terre cuite. Ces carreaux reposent sur les murets de la canalisation formés de deux étages de cailloux. Pour éviter qu'ils fussent soumis à une charge qu'ils n'auraient pu supporter, on a pris soin de disposer, au-dessus, des pierres plates qui ne prennent pas appui sur la canalisation.
La naissance du canal dépassait à peine le plan de la face interne du mur est de la cour. Elle devait se présenter sous la forme d'un simple orifice ménagé en bordure de la mosaïque: une pente appropriée faisait converger les eaux en cet endroit.
 
La salle de bains (n5) est très bien conservée. C'est une pièce rectangulaire mesurant 4,50 m d'est en ouest et 3,10 m du nord au sud. La base des murs, qui sont conservés jusqu'à une hauteur d'un mètre environ, est enduit d'asphalte: la hauteur de ce revêtement atteint 35 cm (hauteur constatée dans la passage). Le sol est pavé de carreaux de 29x31x5,5cm. Ce carrelage, qui se continue au sud dans la passage, est revêtu d'une épaisse couche d'asphalte pénétrant profondément dans les joints et est légèrement incliné de manière à faire converger les eaux vers la dalle de vidange située contre la paroi ouest. Cette dalle est en calcaire et mesure 85 cm dans le sens du mur et 75 cm dans l'autre sens; son épaisseur moyenne est de 10 cm. Le trou central, qui mesure 13 cm de diamètre, communique avec une canalisation souterraine qui évacuait les eaux dans la direction de l'ouest. Cette canalisation est du type habituel. Les murets sont formés de pierres brutes et la couverture est faite de carreaux de terre cuite. Au passage du mur, même dispositif que pour la canalisation de la cour centrale. Le canal aboutit sous l'avant-cour, à 2,15 m du mur, à un puisard. Ce puisard, construit en pierres sèches, est de forme circulaire et va s'évasant de haut en bas. En haut il n'a que 40 cm de diamètre; un mètre plus bas il accuse 1,10 m.
 
Au sud-est de la dalle de vidange, l'uniformité du carrelage est rompu par quatre carreaux de grand format (51x31x7,5cm) formant un rectangle dont les côtés longs sont parallèles à l'axe de la pièce. Deux carreaux du revêtement ont été enduits de moitié pour faire place à ces éléments disparates. Au-dessous se trouve un deuxième lit de carrreaux, du format courant ceux-là. Ce renfort était destiné à supporter le poids de la baignoire, qu'en entrant on trouvait ainsi, commedans les salles de bains du palais, à gauche de la dalle de vidange.
Dans un enfoncement du mur nord du salon (n°2), près de l'angle nord-est, on remarque une pierre calcaire, posée à plat. Elle mesure 1,15 m sur 70 cm; sa face supérieure a été excisée de 1,5 cm à l'intérieur d'une bande épargnée tout autour; au centre a été creusée une petite cuvette de 15 cm de diamètre et 5 cm de profondeur. Cette pierre devait servir de lavabo, comme les pierres semblables, mais de plus grandes dimensions de celles trouvées dans certaines salles du palais.
 
La salle de bains (n°17), plus exiguë que celle décrite plus haut, mesure 4,20 m de l'est à l'ouest et 3,30 m du nord au sud. Le format des carreaux est également un peu différent: 33 cm de côté; l'épaisseur est la même. Comme la surface de la pièce ne pouvait contenir qu'un nombre entier de carreaux, on a racheté la différence en plaçant le long du mur sur un rang de demi-carreaux mesurant 37 à 38 cm de longueur sur 18 cm de largeur. La couche d'asphalte protégeant le carrelage est semée de petits cailloux comme les salles de bains du palais. La dalle de vidange est à demi engagée dans un enfoncement du mur ouest. Elle est en calcaire et mesure en plan 85 cm; l'épaisseur, très irrégulière, varie de 7 à 12 cm. Comme dans la plupart des salles de bains du palais, le trou de vidange est cantonné de petites cavités équidistantes, probablement destinées à recevoir les pieds d'un meuble de toilette. Mais ces cavités, séparées par un espace de 42 cm, sont seulement au nombre de trois; la quatrième n'a pas été creusée. Il est à noter que le niveau de cette salle est légèrement plus élevée que celui de la cour.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
A la recherche des cités et mondes perdus Guy Rachet
Dossiers de l'Archéologie novembre 2007 H.S. n13
Dossiers de l'Archéologie juillet-août 2008 n328
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Ce que vous avez toujours voulu savoir
Stèle d'Arslan Tash représentant Hadad, dieu de l'orage sur un taureau. Basalte, hauteur 1,35m. Elle date du VIIIe siècle av. J.-C.. Mélange d'art syrien et assyrien.