Réapprendre à apprendre
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
by Pepe ©
 
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© Une jeune fille étudie chez elle Hébron (Cisjordanie)

La petite histoire  Up Page
Six paramètres
Rendre les investigations signifiantes,
Créer une perturbation,
Favoriser la formation,
Permettre une intégration verticale des savons,
Susciter une mobilisation et une réutilisation des savoirs,
Réfléchir sur l'image que l'on a du savoir.
 
Faits et chiffres
15 % des élèves qui entrent en CE2 sont illettrés.
17 % seulement de leurs camarades comprennent clairement les informations contenues dans un texte, les deux tiers restant se contentent de les déchiffrer. Plus le niveau d'études augmente, moins les élèves présentent de difficultés de lecture et de compréhension: 20.8 % parmi les jeunes ayant quitté le système scolaire après le collège, 11.8 % parmi ceux qui atteignent le niveau CAP ou BEP, 3.5 % parmi ceux qui sont parvenus jusqu'au bac professionnel, et enfin 1.8 % parmi ceux qui sont au moins en seconde générale.

Comprendre simplement  Up Page
A quoi bon le bac !
Un an après la fin du secondaire, 30 % des bacheliers de série S (scientifique) ne savent pas établir un lien entre l' ADN, les maladies génétiques ou leur propre hérédité, 60 % ignorent toujours les caractéristiques respectives d'un atome, d'une molécule et d'une cellule, 80 % sont incapables de décrire la trajectoire du Soleil dans le ciel, 90 % de repérer les principales étoiles et 100 % de dessiner une carte, même approximative, de l'Europe.
Le tableau est à peine moins noir dans les petites classes: à 10 ans, 11% des écoliers ne saisissent pas le sens des mots usuels, 25 % ne maîtrise pas la conjugaison, 35 % n'effectuent pas une soustraction ou une division à une décimale près, 40 % peinent à déchiffrer un texte de dix lignes et 66 % sèchent quand on leur demande de calculer l'aire d'un carré ou d'un rectangle.

Domaines de présence  Up Page
L'ennui induit l'absentéisme
Plus globalement, 27 % des collégiens et 23 % des lycéens déclarent s'enquiquiner en classe, preuve s'il en est qu'une sacrée flemme a remplacé la flamme sacré. Un ennui qui se concrétise aussi par un absentéisme florissant, jusque dans les lycées huppés de centre-ville. A en croire l'Inspection générale, qui s'en alarmait dans un récent article du Figaro (24 juin 2002), "on atteint désormais, assez couramment, des taux de 12 % à 15 % d'absents, avec des cas extrêmes jusqu'à 50 %", dans certains établissements et dans certaines filières, des chiffres inconcevables il y a quinze ans. Le primaire lui-même, où les "perdus de vue" se comptaient sur les doigts, semble atteint par le phénomène. "Tout cela est tout à fait ... normal", s'exclame le Pr Giordan.
 
Rentabilité d'un cours
Les élèves passent leur temps à copier une dizaine de phrases pour aborder une difficulté grammaticale. En travaux pratiques de physique, des heures de mesures sont souvent consacrées à la résolution d'une règle de trois. On met une heure pour recopier une carte de géographie dont le contenu restera en partie indécodable. Les connaissances enseignées sont oubliées au bout de quelques semaines. Seul compte le cahier 'qui est noté'. Exceptionnels sont les moments privilégiés où les individus s'approprient directement quelques 'vibrations' liées à un message. En clair, les moments où le savoir leur parle, les questionne, les motive et leur apporte un "plus" pour agir sur le monde.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Apprendre c'est relou
Des adolescents de banlieu en échec scolaire peuvent apprendre à programmer des ordinateurs avec des langages les plus actuels. Des jeunes qui refusent le moindre exercice sont capables de reproduire des figures d'une complexité incroyable en skate-board ou en surf.
Quelle est la place de la mémoire, de la motivation, du désir d'apprendre ou de l'émotion ?
 
Apprendre à l'école ?
Notes, bulletins, interrogations écrites, appréciations examens, concours rythment les jeunes années. Leur but est de masquer la question: qu'est-ce que les élèves apprennent réellement après toutes ces années d'études ?
Encore plus révélateur de l'oubli _ du moins leur absence de réaction _ des élus de la Nation ! A-t-on déjà vu un seul député (oui, un seul !), quel que soit le pays, interroger son ministre sur ce qu'il pensait en matière de recherche sur l'apprendre.
Alors, va-t-on s'obstiner à faire apprendre "bêtement" ? Peut-on continuer à abrutir les enfants sur des sommes de savoirs sans importance, pour qu'il n'en reste rien, ou pire, les dégoûter, alors qu'apprendre est devenu l'un des enjeux de notre société ?
 
En permanence, l'individu doit tirer partie de ses réussites et de ses échecs. Constamment, il doit même en inventer _ car les solutions "clefs en main" n'existent plus _ pour expliquer ou prévoir. e faisant, il se libère de contraintes et favorise son épanouissement.
Dans la même dynamique, il peut y trouver une émotion, du plaisir et un engagement qui produit une dynamique propre pour le motiver en retour à apprendre plus. Mais les questions liées à l'apprendre ne sont pas seulement individuelles. Les groupes, les entreprises, les sociétés doivent devenir également "apprenantes".

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Apprendre André Giordan
Energies vibratoires et mystère de la vie Dr Hervé Staub
Science & Vie
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
Le potentiel de l'essentiel
"Il ne suffit pas de mémoriser pour apprendre", explique le Pr Giordan . "Le cerveau d'un écolier n'est jamais vierge, mais encombré de conceptions pré-établies (sur la structure de la matière, la notion de frontière, etc,), de stéréotypes hérités de sa famille, de la culture ambiante ... Il doit donc intégrer en permanence de nouvelles informations dans une structure de pensée déjà en place qui, ô paradoxe, les rejette ! L'émergence d'un nouveau savoir ne s'accomplit que si l'enfant saisit ce qu'il peut en faire, parvient à modifier son architecture mentale, quitte à la reformuler complètement, et si ce savoir lui apporte un plus dont il peut prendre conscience ... Il faut 'faire avec' pour 'aller contre'. Autant d'ingrédients qui supposent de réconcilier en priorité l'école et la vie.
 
L'effort n'est pas incompatible avec le plaisir
"Le jeune consent d'autant plus facilement des efforts qu'il sait le 'pourquoi ?' et le 'comment ?', enchaîne le Pr Giordan. Or, l'école l'assomme de détails anecdotiques qu'il n'arrive pas à rattacher à son univers quotidien et qui ne correspondent en rien à ses préoccupations. Prenez les sciences. A 14-15 ans, on lui demande de s'intéresser aux différentes roches ou à la genèse des montagnes. En physique, on entend le passionner avec 'une facture électrique' ou 'les caractéristiques des prises de secteur', quand on ne lui propose pas de décrire 'les appareils qui forment des images'. Enfin, si apprendre suppose un volontarisme certain, l'effort n'est pas incompatible avec le plaisir, n'en déplaise aux tenants d'une pédagogie où labeur rime d'abord avec sueur. "Les sentiments, les désirs, l'engagement de l'imaginaire et les passions éventuelles jouent un rôle stratégique dans l'acte d'apprendre. Seulement, la sphère affectivo-émotionnelle n'est pas suffisamment prise en compte, faute de modèle explicitant les liens entre le cognitif et l'affectif".
 
Anecdote
L'occasion, chemin faisant, de relire Sénèque, qui se demandait déjà, il y a deux mille ans, dans ses Lettres à Lucilius, si l'école "travaille pour elle-même ou pour préparer des individus à la société ... "
 
Le tout plus grand que ses parties
"A force d'analyser et de disséquer les objets de recherche en éléments de plus en plus petits, on a été obligé de se spécialiser à outrance, oubliant totalement le rôle de l'ensemble cohérent constitutif des parties." Dr Hervé Staub