Phénomène LDE
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
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La petite histoire  Up Page
Signaux qui rebondissent
"Vers la fin de l'été de 1927, alors que je recevais des signaux de la station hollandaise d'émission sur ondes courtes PCJJ (Eindhoven), je perçus en même temps des échos. D'abord l'écho habituel, qui fait le tour de la Terre en environ un septième de seconde, puis un écho plus faible, environ trois secondes après la cessation du premier. Lorsque le signal principal était à son maximum de puissance, l'amplitude du second devait être au dixième ou au vingtième du premier Je ne peux dire d'où provenait cet écho, mais j'affirme l'avoir entendu." Ainsi l'ingénieur radio norvégien Jorgen Hals expliquait-il, dans une lettre adressée au physicien Carl Störmer, sa découverte de l'anomalie électromagnétique qu'on appellera plus tard "échos différés" [LDE pour Long Delay Echoes]. Dès le 3 novembre 1928, Carl Störmer en faisait état dans le magazine scientifique Nature.

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Expédition
Pour vérifier la découverte de Jorgen Hals, le physicien Carl Störmer entreprit en septembre 1928 des expériences indépendantes, avec l'aide du chercheur Balthasar van der Pol, des laboratoires Philips, à Eindhoven. Avec leur émetteur à haute puissance, ils envoyèrent dans la nuit du 11 octobre 1928, ds signaux d'appel à 30 secondes d'intervalles sur la longueur d'onde de 31,40 m, soit 9,954kHz. le résultat obtenu affichait entre 3 et 15 secondes de retard, "dont 50 % après 8 secondes", précisait van der Pol, ce qui semblait confirmer les observations en concluant que l'origine des LDE était de "nature aurorale."
Le 9 mai 1929, la France envoya une expédition en Indonésie (actuel Vietnam) pour étudier une éclipse de Soleil. J. Talon, capitaine du navire l'Inconstant, et J.-B. Galle avait reçu pour instructions précises d'étudier les effets de l'éclipse sur la propagation radio, en particulier le phénomène LDE, avec leur émetteur de 500W. De conserve avec un autre navire, La Pérousse, ils appareillèrent de Saigon le 2 mai 1929. Ils envoyèrent des signaux en Morse de trente seconde, sur la longueur d'onde des 25 m, soit 12 000 kHz. Il semble que de nombreux échos furent entendus. Ils se divisaient en deux catégories: les échos faibles d'environ 1/100 de la puissance du signal d'origine, et les échos forts d'1/3 à 1/5 de l'origine. Il ne sembla pas y avoir eu de relation entre l'intensité de l'écho et son temps de retard.
Galle et Talon écrirent dans leur rapport que les échos cessèrent complètement pendant la totalité de l'éclipse, mais en réalité les échos stoppèrent pendant trois minutes et demi juste avant la phase de totalité de l'éclipse et reprirent lorsqu'elle fut environ à mi-parcours. Les temps de retard varièrent entre une et trente secondes, bien qu'il y eut deux échos après trente et une secondes et une après trente deux secondes qui se produisit entre 3H40 et 4H00 (15h40 et 16h, très probablement) le jour de l'éclipse. Sauf circonstances exceptionnelles, il semble impossible que des échos d'une à deux secondes de retard puissent provenir d'une sonde située sur orbite lunaire (certains observateurs attribuaient le phénomène LDE à des sondes de provenance extraterrestre).
A 2h19'29" (certainement 14h19'29"), le jour de l'éclipse, bien que l'opérateur "oublia" d'émettre le signal morse, des échos à dix secondes furent reçus. Galle et Talon en déduisirent que certains échos peuvent avoir quarante secondes de retard ou davantage. Il faut en conclure que soit ils furent induits en erreur par la hauteur du son, au sens musical, soit ils ne purent acccepter l'idée qu'une sonde spatiale (d'origine extraterrestre) ait pu envoyé la "réponse" en anticipant leurs signaux. L'intensité moyenne des échos diminua tandis que le Soleil se rapprochait de l'horizon, ce qui eut été normal pour une sonde lunaire, notre satellite étant en conjonction. Ils publièrent un diagramme qui illustre la complexité du tracé des échos et la difficulté de les transcrire.

Domaines de présence  Up Page
Les LDE après la guerre
L'intérêt pour les LDE fut ravivé dans les années 1960 lorsque certains scientifiques reçurent des signaux réfléchis alors qu'ils faisaient des recherches sur les plasmas (gaz chargés électriquement).
En janvier et février 1970, l'équipe de l'université de Stanford utilisa un émetteur de 20 kW sur des fréquences entre 5000 et 25 000 kHz. C'est alors qu'il reçut deux échos à 10 620 et 11 020 kHz avec des retards de quinze et vingt secondes. Jusqu'en 1971, ils détectèrent trente et un LDE. Certains opérateurs radio-amateurs s'amusent à réfléchir des signaux sur la Lune (dont la distance varie entre 356 329 et 406 691 km de la Terre), mais ils utilisent des fréquences de l'ordre de 400 MHz, qui peuvent traverser l'ionosphère. Cette manoeuvre produit un écho avec 2,7 secondes de retard. Un signal que l'on ferait rebondir sur Vanus reviendrait avec un retard de plusieurs minutes, selon les positions respectives de cette planète et de la Terre au moment de l'émission.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Théories sur le phénomène LDE
L'écho sur le Lune revient toujours après environ 2,7 secondes, pour atteindre quelques minutes s'il s'agit de Mars ou de Vénus. En outre, des cibles aussi petites ne renverraient que des échos extrêmement faibles (une des particularités des LDE est l'absence de cohérence dans la mesure du temps des échos).
Selon une autre théorie, les signaux seraient d'origine extraterrestre, une hypothèse soutenue par le professeur Ron Bracewell, radiohysicien. Selon lui, nos signaux sont interceptés et renvoyés par des sondes spatiales qui auraient été placées en orbites terrestres depuis la nuit des temps par des aliénigènes et ceux-ci manifestent aujourd'hui leur présence parce que nous avons atteint le niveau de développement technologique requis capter leurs signaux et de les analyser.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Nexus novembre / décembre 2006 n47
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Affaire similaire
Ceci n'est pas sans rappeler un événement survenu en 1934 où il est question d'un cargo norvégien navigant en Atlantique Nord. Cet événement est en rapport avec l'affaire des Ummites, aliénigènes venus de la planète Ummo, et ce qui aurait provoqué leur visite. Evénement également cité dans les livres de J.-P. Petit.