Oreille absolue
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
by Pepe ©
 
Accueil  Arborescence  Page précédente

La petite histoire  Up Page
Mémoire à long terme
Certains peuvent nommer les sons avec autant de précision que s'il s'agissait de couleurs: ils reconnaissent que le micro-onde vrombit un ou que la tonalité du téléphone est un la. C'est cela, avoir l'oreille absolue. "La capacité d'associer une sensation à un nom est avant tout une question de mémoire à long terme", explique Laurent Demany, chercheur au laboratoire CNRS de neurophysiologie de l'université de Bordeaux. Ceux qui ont l'oreille absolue auraient, ancrée dans leurs circuits neuronaux, une correspondance fréquence perçue/ note mémorisée à tout jamais.

Comprendre simplement  Up Page
Don de la mémoire
L'oreille absolue est en réalité un don de la mémoire. Et un don qui se travaille: la psychologue Diana Deutsch, de l'université de San Diego, a montré en 1999 que les Vietnamiens et les Chinois, qui utilisent des langues dites "à tons" pour lesquelles l'inflexion mélodique a une signification linguistique, possèdent une mémoire des hauteurs assimilable à l'oreille absolue.
Un indice qui tend à prouver qu'avoir une oreille absolue est aussi le fruit d'un long travail, q'il faut commencer jeune.

Domaines de présence  Up Page
Question d'éducation
Selon Laurent Demany, "l'oreille absolue dépend de l'éducation. Elle doit être acquise dans l'enfance, avant 6 ou 7 ans". Un âge où le cerveau est encore en pleine construction. En 1998, Jane Gitschier (université de San Francisco) montre que, sur 612 musiciens, 40% de ceux dont l 'éducation musicale a commencé dès 4 ans ont l'oreille absolue contre 4% de ceux qui ont commencé après 9 ans. Entre ceux deux âges, le déclin est régulier.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Plus facile pour les Chinois
L'oreille absolue est très rare chez les Européens ou les Américains. Cette capacité d'identifier une seule note de musique sans aucune autre note de référence est le privilège de moins d'une personne sur 10 000. Par contre les Chinois ou les Vietnamiens, qui contrairement aux Occidentaux parlent déjà une langue « tonale », ont neuf fois plus de chances d'avoir l'oreille absolue, selon Diana Deutsch, professeur de psychologie à l'université de Californie, aux États-Unis.
 
Cette chercheuse, réputée pour ses travaux sur la perception musicale, a mené une étude sur deux groupes d'étudiants en musique : 88 étudiants en 1ère année du Conservatoire central de musique de Pékin, en Chine, qui parlent uniquement le mandarin, et 115 étudiants de la Eastman School of Music de Rochester, aux États-Unis, de langue anglaise. Les musiciens ont nommé des notes choisies parmi les 36 notes du piano comprises entre les 3 octaves à partir du do situé sous le do moyen (au milieu du clavier du piano). Plus d'un octave (8 tons) séparait les notes testées afin que les étudiants ne puissent pas se référer à des notes voisines, ce qui est plus facile.
 
Non seulement les Chinois ont davantage l'oreille absolue mais de plus, la différence s'accentue selon l'âge auquel les musiciens ont commencé à jouer. Soixante quinze pour cent des étudiants chinois ayant commencé la musique à 4 ou 5 ans ont l'oreille absolue à un demi-ton près, contre 14 % des Américains. Pire, plus aucun Américain ayant débuté à neuf ans ne possède cette capacité, alors que plus de 40 % des Chinois la conserve. Quoique son origine soit encore mystérieuse, il est donc possible d'acquérir l'oreille absolue à l'âge où l'enfant apprend à parler, soutient la chercheuse. Mais la langue maternelle influence cet apprentissage. En mandarin par exemple, les mots ont un sens différent d'après la tonalité dans laquelle est prononcée la voyelle. Le son "ma" peut signifier "maman" ou "cheval" selon la hauteur du son. Ceci fait développer chez les adeptes de ces langues une habileté qui se transfère ensuite à la musique. Cette étude sera présentée lors du congrès de la Société d'acoustique américaine, du 15 au 19 novembre à San Diego, aux États-Unis.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Cyberscience
Science & Vie
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
Contribuer au Réseau Pepe
Ce site est avant tout une encyclopédie ouverte à l'imagination et au savoir, où chacun(e) d'entre vous peut participer.
Si vous avez envie de partager une passion, ou si vous sentez le besoin de vous exprimer sur un point précis, je vous invite à m'adresser un e-mail (adresse électronique accessible sur ma page d'accueil).

Mais encore  Up Page
Toulouse pense aux sourds
En France, ils sont 460 000 à souffrir de déficience auditive grave. Plus que d'autres, la ville Rose les aide à s'intégrer.
Même Airbus soutient l'initiative: rendre accessible à tous la langue des signes françaises (LSF) à Toulouse. L'Institut de recherche sur les implications de la langue des signes (Iris) a créé une classe qui accueille les personnes ayant perdu leurs capacités auditives, les parents d'enfants sourds mais aussi les entendants désireux d'apprendre cette langue. Sur cette lancée, la municipalité a été la première en France à coupler aux textes administratifs des vidéos en langage des signes sur son site Internet. Une traduction utile lorsque l'on sait que 80% des sourds de naissance (120 000 personnes au total) illettrés. Par ailleurs, des agents d'EDF et de la Macif, formés à la LSF, accueillent les malentendants.
"C'est à Toulouse que l'on trouve le plus d'entendants qui pratiquent la langue des signes", souligne Yann Treuffet, membre de Iris. "Il existe d'ailleurs un projet visant à rassembler sur un même site les entreprises et les services administratifs qui sont dédiés aux sourds." Le cas toulousain fait école. En septembre 2005, la ville de Paris a ainsi mis en place sur son site Web un accès LSF. A l'Hôtel de Ville et dans les mairies des VIIIe et XVIIIe arrondissements, les agents utilisent un dispositif vidéo qui assure la traduction en langue des signes. Et des interprètes diplômés sont à la disposition du public sourd en matinée. Reste à faire de même pour les personnes devenues sourdes. "Elles ne maîtrisent pas forcément la langue des signes", déplore-t-on au centre d'information et de documentation sur la déficience auditive (Idda).