Nanobactéries
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
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by Pepe ©
 
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La petite histoire  Up Page
Vie minimale
En théorie, elles sont trop petites pour contenir le matériel nécessaire à la vie. Or, elles produisent de l'ARN, signe qu'elles ne sont pas inertes. S'agit-il d'une forme de vie minimale défiant les lois ?

Comprendre simplement  Up Page
Nanoparticules
Les plus infimes représentants connus du monde vivant appartiennent au règne des bactéries. Très exactement, il s'agit des mycoplasmes, de minuscules organismes dont le diamètre avoisine les 300 nanomètres (nm). Les biologistes ne connaissent rien de plus minimaliste. Ce qui ne veut pas dire que des formes de vie encore plus élémentaires n'existent pas. Et justement, depuis quelques années, la découverte d'étranges "nanoparticules" suggère que la vie s'établirait à un niveau plus petit.
Selon les "règles de la biologie", pour qu'un organisme soit dit vivant, il faut qu'il soit capable "de maintenir sa structure et son métabolisme et de se reproduire de façon autonome", explique Jack Maniloff, microbiologiste américain à l'université de Rochester dans l'Etat de New York (Etats-Unis). Or, "pour qu'il y ait vie, on sait qu'il faut un nombre minimum de gènes, de protéines, de glucides et de lipides... A partir de là, on a estimé le diamètre minimal pour que ces composants vitaux essentiels soient réunis. Et ce diamètre ne peut être inférieur à 180nm." En deçà de cette limite théorique, un organisme, s'il est vivant, ne pourrait suivre les mêmes lois que celles qu'observe et vérifie la biologie dans chaque être qu'elle décortique: les lois de la biologie sont donc à revoir !

Domaines de présence  Up Page

 
Troubles cardiovasculaires

La physiologiste Virginia Miller, dans son laboratoire de la Mayo clinique dans le Minnesota aux Etast-Unis, est parvenue à isoler des particules sphériques de ... 30 à 100 nm de diamètre. Soit très en deçà des fatidiques 180 nm !
Concrètement, elle les a trouvé chez des patients atteints de maladies cardiovasculaires, sur des segments d'artères "calcifiées" par une accumulation de calcium et de phosphate, un phénomène fréquemment associé à la maladie et jusqu'ici inexpliqué.
"Elles sont capables de se multiplier seules en culture. De plus, elles fabriquent de l'ARN, le produit des gènes, comme le montrent les tests de marquage. D'après ces deux éléments, on peut donc supposer que nous avons bien affaire à des bactéries - en fait, des nanobactéries."
 
Sérum de bovin
Dans les années 1990, dans l'université de Kuopio, en Finlande, Olavi Kajander, jeune chercheur en biologie, découvre dans du sérum de bovin, un extrait sanguin classiquement utilisé pour cultiver des cellules, d'étranges nanobactéries.
"Elles proliféraient et, d'après les tests de marquage, semblait contenir de l'ADN", commente aujourd'hui Olavi Kajander. "J'ai très vite compris que, quoiqu'elles ne dépassaient pas 100 nm de diamètre, elles étaient bel et bien vivantes."
 
Olavi Kajander poursuit ses recherches sur les nanobactéries, mais dans des échantillons de sang humain. "Je les ai trouvé chez 140 personnes sur 1 000", raconte-t-il.
De plus, une analyse spectrochimique montre que ces organismes produisent des cristaux d'apatite, un minéral composé de phosphate et de calcium. En 1999 il fondera une société de nanobactéries, Nanobac Oy. Celle-ci vend des kits de détection de nanobactéries. Il fusionnera même avec une compagnie de biotechnologie américaine cotée en bourse.
 
Sources chaudes de Tivoli
En 1992, le géologue à l'université d'Austin au Texas Robert Folk examine des échantillons calcaires dans les sources d'eau chaude de Tivoli, à 30 km de Rome, en Italie. C'est là qu'il découvre d'étranges empreintes laissées dans la roche de l'ordre du nanomètre et ressemblant à des bactéries. Il les nomme alors "nanobactéries".

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Météorite martien
En 1996 des chercheurs de la Nasa avaient trouvé sur la météorite martienne ALH84001 des empreintes d'organismes de type nanobactéries. Bien que l'échantillon ait été contaminé par son séjour terrestre, les scientifiques n'excluaient pas la possibilité qu'elles soient la preuve d'une vie ...exoplanétaire. Et si tout simplement il s'agissait d'une trace de vie extraterrestre ? ...

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Science & Vie janvier 2005 n1048
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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