L'île de sable (Halifax, Nouvelle-Ecosse)
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
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La petite histoire  Up Page
Origine, raisons, hasard
En plein Atlantique, un croissant de sable, qui se fait et se défait au gré des humeurs de la mer. Un bout de terre, égaré au large, à 290 kilomètres d'Halifax, la capitale de la Nouvelle-Écosse. C'est l'île de Sable.
 
L'île de sable a longtemps été surnommée "le cimetière de l'Atlantique". Depuis 1583, il y a eu 350 nauvrages, dus aux courants et aux vents de cette zone.

Comprendre simplement  Up Page
Vulgarisation, de 7 à 77 ans
Ici vivent des espèces uniques et bien d'autres encore dont on ne connaît ni les habitudes, ni même l'existence. D'ailleurs, voilà pourquoi certains voient en l'île de Sable une version nordique des Galapagos. Elle aussi, c'est dans l'isolement qu'elle a forgé sa spectaculaire identité.
En soi, l'île de Sable est une curiosité géologique. Composée uniquement de sable non consolidé, c'est la seule partie exposée de la plateforme continentale atlantique. L'île fait 41 kilomètres de longueur sur 1,3 kilomètre dans sa partie la plus large.

Domaines de présence  Up Page
Des espèces uniques
Tout commence avec le sable et avec les plantes très spécialisées capables de le coloniser et de le stabiliser. Comme les pourpiers, les pois de mer ou encore les ammophiles, qui sont d'ailleurs la nourriture principale des chevaux. Ces plantes permettent aux grains de sable de s'agglomérer pour en venir à former des dunes immenses dont certaines atteignent 30 mètres de hauteur. Ces dunes s'opposent avec succès à l'érosion causée par le vent et la mer.
En 1981, les botanistes avaient démontré que parmi les 177 espèces de plantes identifiées sur l'île, 135 espèces en étaient originaires.
 
"Débarqués il y a un peu plus de 200 ans, puis laissés à eux-mêmes, ces chevaux ont survécu envers et contre tous au point de devenir avec le temps le symbole même de l'île." Zoe Lucas, chercheuse indépendante.
"L'île de Sable est un sanctuaire et une halte routière pour plus de 300 espèces d'oiseaux. Seize espèces y nichent régulièrement, dont les sternes de Dougall, en voie de disparition sur l'île." Martha Leonard, professeur au département de biologie de l'Université Dalhousie à Halifax.
 
"Les phoques gris sont bien adaptés à leur environnement marin," raconte Don Bowen, de l'Institut Océanographique de Bedford à Halifax. "Ils sont très capables de trouver les supermarchés où la nourriture abonde. Et ils sont en très bonne santé."
Don Bowen estime la population de phoques gris à 250 000. Comme un mâle mange en moyenne 8 kilos de poissons par jour, c'est dire combien la nourriture est abondante ici.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Monde futur
Tout autour de l'île, les eaux peu profondes grouillent de vie. Puis à 20 kilomètres de là, la plateforme continentale s'abaisse. Les eaux deviennent beaucoup plus profondes. Partout les poissons abondent, de même que les organismes aquatiques qui les nourrissent.
À 40 kilomètres de l'île de Sable, de nombreux petits ravins sillonnent le plancher océanique et viennent se jeter dans un canyon baptisé le Goulet. Profondeur: 2000 mètres. Ici aussi, la vie foisonne. Voilà pourquoi divers mammifères marins, en particulier les baleines à bec commun, y ont élu domicile.

Les références  Up Page
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Mais encore  Up Page
Un éden en danger
L'île de Sable et sa banlieue excitent la convoitise des grandes compagnies pétrolières depuis longtemps. Sous cet environnement, il y a d'immenses gisements de gaz naturel (hydrocarbures) dont on évalue la quantité exploitable à 85 milliards de mètres cubes.
Le grand danger, c'est l'explosion d'un puits sur une plateforme, ou encore le bris majeur d'un pipeline. C'est d'ailleurs déjà arrivé à proximité de l'île de Sable en 1984. En cas de fuite majeure, une partie du gaz naturel reste en solution dans l'eau. Résultat : une contamination sévère des organismes aquatiques qui servent de nourriture aux poissons, aux mammifères marins et aux oiseaux de mer.
La question de pollution se posera avec encore plus d'acuité, quand on mettra en service le champ gazier Deep Panuke situé à quelque kilomètres de l'île de Sable. Sa particularité: un gaz naturel toxique, parce qu'il contient de l'hydrogène sulfuré. En Alberta où on exploite ce type de gaz depuis 20 ans, on a noté des effets sérieux sur la santé des humains et des animaux.
 
Pollution sous l'eau
Que ce soit pour l'extraction du pétrole ou du gaz naturel, c'est toujours la même technique. Pour lubrifier les énormes trépans qui servent à forer les puits et à maintenir la pression dans les tuyaux de forage, on utilise un mélange savant de divers produits chimique appelé boues de forage.
"On a retrouvé des traces de contaminants issus des boues de forage dans les eaux du canyon sous-marin le Goulet. En plus grandes concentrations, ces contaminants auront-ils une incidence sur les baleines à bec commun et les pieuvres qui leur servent de nourriture, de même que sur les nombreux poissons de fond, comme la morue et le sébaste, qui viennent frayer ici ?," raconte Hal Whitehead, chercheur à l'université Dalhousie.
 
Pollution sonore
Pour découvrir les champs gaziers, l'industrie du pétrole se sert de canons à air montés sur des bateaux. Quand le canon entre en action, il produit des ondes sonores très puissantes. En phase d'exploration, le canon à air peut être utilisé des milliers de fois par jour, à 30 secondes d'intervalle. Cette méthode est très invasive, car le son voyage merveilleusement bien dans l'eau.
"Les dauphins et les baleines, et beaucoup d'autres mammifères marins, voient leur environnement, sentent leur environnement, communiquent entre eux grâce au son," explique Hal Whitehead. "Alors quand l'océan devient bruyant, c'est comme du brouillard qui s'abat sur nous. L'environnement se réduit ; les animaux ne peuvent plus le sentir, ni sentir leurs compagnons; ils ne peuvent entendre venir leurs prédateurs; ils ne peuvent trouver leur proies."