Grippe aviaire: les causes
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
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La petite histoire  Up Page
Origine, raisons, hasard
"Plus de 150 millions de volailles ont été abattues depuis le début de l'épidémie de grippe aviaire pour éviter la dissémination du virus (1997-2007). Certaines pratiques agricoles seraient en cause: productions intensives et manque de diversité génétique des animaux d'élevage favoriseraient l'apparition et la diffusion de microbes pathogènes."
François Renaud, directeur de recherche au CNRS. Il dirige l'unité mixte IRD/CNRS de génétique et d'évolution des maladies infectueuses à Montpellier.

Comprendre simplement  Up Page
Pourquoi a-t-on créé la grippe aviaire ?
L'élage intensif
Dans certaines régions du Globe, nous avons transformé nos élevages de volailles en véritables réacteurs biologiques à microbes. Les raisons en sont démographiques et économiques: les six milliards de Terriens (et demain, peut-être dix milliards) ont un besoin pressant de protéines. Ce qui conduit à élever un maximum de volailles dans un minimum d'espace en vue d'accroître la productivité. Cette pratique agricole millénaire a oblogatoirement entraîné une diminution de la diversité génétique des animaux. Ces élevages de volailles sont devenus des milieux denses et homogènes qui deviennent de ce fait favorables au développement de pathogènes.

Domaines de présence  Up Page
Les hôtes transmissifs
Dans les élevages à faible diversité génétique, le système immunitaire des animaux répond de la même façon au pathogène. Or, les virus mutent en permanence. Si un virus pathogène et contagieux devient adapté au poulet, il se propage d'autant plus efficacement que tous les poulet sont identiques.
Certaines espèces d'oiseaux migrateurs portent le virus de la grippe aviaire. Pourtant, on ne voit pas de mortalité aussi massive puisque ces oiseaux, très diversifiés d'un point de vue génétique, ne répondent pas tous de la même façon au microbe. Cela procure un avantage à l'espèce: elle "souffre" moins de l'épidémie. Mais cela a un redoutable inconvénient pour l'homme: les animaux sauvages peuvent devenir des porteurs sains du virus, des "réservoirs".

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Masse critique d'hôtes
On peut faire le parallèle avec une réaction atomique: pour qu'une réaction puisse se produire, il faut atteindre une masse critique. Tant que la masse critique d'hôtes n'est pas atteinte, le pathogène s'autorégule. Imaginons qu'un variant du virus de la grippe, contagieux et virulent, apparaisse: il se multiplie plus que les autres, se diffuse plus vite, tue plus vite ses hôtes. Dans un élevage de faible densité, il élimine rapidement tous les hôtes, et l'épidémie s'éteint.
Au contraire, si la densité des hôtes est forte, le virus va envahir le système, et la quantité de pathogènes circulant va s'accroître très rapidement. S'il existe des transferts d'animaux entre les élevages, le processus est amplifié. En se propageant d'élevage en élevage, la pathogène atteint des quantités extrêmement fortes dans l'environnement. Et la probabilité qu'il passe à d'autres espaces animales et, hélas, à l'homme, devient plus importante.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Recherche décembre 2005 n392
Science & Vie janvier 2005 n1048
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
Productions de masse
Dès qu'un animal montre des symptômes de la maladie, on tue tous les animaux de l'élevage: c'est un moyen efficace - et draconien - de juguler une épidémie. Peut-être que nos sociétés riches peuvent se le permettre. D'autres pays ne le pourront sans doute pas.
Toutes les productions de masse dont l'homme va avoir besoin dans son futur pour nourrir les populations offriront aux pathogènes de nouvelles opportunités de se propager. Prenons la culture du riz. Là aussi, la variabilité génétique est limitée, là aussi on a des cultivars, là aussi peut émerger un champignon ou un virus pathogène. Même s'il n'infecte pas l'homme, cette peste pourrait provoquer indirectement autant de morts que la grippe en raison des risques de famine. Et créer une famine, c'est aussi créer des conditions favorables au développement d'autres pathogènes car les personnes touchées ont un système de défense affaibli.