Gernez (André)
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Qui est ce personnage  Up Page
Résumé succinct
Né en 1923, bachelier à quinze ans, André Gernez est, à 21 ans, le plus jeune médecin de France. Nous sommes en 1944. Après un engagement volontaire au service militaire, il intègre le prestigieux Institut français du cancer, la Fondatin Curie, à Paris.

Travaux et découvertes  Up Page
Ce quon lui doit
Etudes sur le cancer
Durant les années 1940 domine alors l'approche pasteurienne qui considère la pathologie comme le résultat de l'agression de l'organisme par un prédateur, virus ou microbe. La cancérisation étant envisagé comme la conséquence d'une attaque virale qui finit par déborder la défense immunitaire de l'organisme, on explore la piste vaccinale. Cette approche paraît d'emblée incohérente à Gernez.
En effet, selon lui, le cancéreux ne présente pas de déficience immunitaire, et la voie d'essaimage du cancer est précisément la plus riche en cellules de défense. Cellules cancéreuses et cellules de défense coexistent dans une totale indifférence réciproque à l'intérieur des ganglions lymphatiques. Les cultures de cellules saines, cultivées aseptiquement, se cancérisent couramment. Gernez en déduit que la voie pasteurienne est inadaptée et décide d'adopter une démarche différente.
 
Mandaté par son maître le professeur Pierre Porcher, et alors âgé de 23 ans, Gernez quitte la Fondation Curie et part étudier une affection [maladie de Plummer-Vinson (ou Brown-Kelly-Paterson)] en Angleterre (Radcliff's, Oxford), en Suède (Karolinska Sjukhuset, Stockholm) et aux Etats-Unis (Presbyterian Hospital, New York). Il écrit sur cette maladie dans la Presse médicale du 20 avril 1949, et le Paris médical du 13 mai 1949.
Une double conviction naît alors de ses observations: d'une part, à l'inverse de ce que l'on pense, la cancérisation n'est nullement un processus agressif à l'encontre de l'organisme, mais procède au contraire d'un mécanisme supplétif tout à fait normal, à savoir une hyperplasie compensatrice qui intervient dans une population cellulaire quand celle-ci est incapable de faire face à ses obligations fonctionnelles. Elle mobilise alors des individus cellulaires tarés - des mutants - qui dans les conditions normales sont inviables, de la même manière qu'une armée décimée ou confrontée à un ennemi supérieur en nombre incorpore des individus peu valides qui dans des conditions normales seraient rejetés dans la réserve ou exclus de l'armée.
 
Cellule fonctionnelle et cellule génératrice
Jusqu'à cette époque, et depuis plus d'un siècle, il était admis que la cellule exerce alternativement un rôle fonctionnel et un rôle générateur. En réalité, les cellules qui travaillent et les cellules qui se divisent ne sont pas les mêmes ! Dans un essaim d'abeilles, à partir d'œufs identiques, est prise une option irréversible: les unes deviendront reines et procréeront sans travailler, les autres, stériles, seront ouvrières.
Dans des conditions normales, une cellule génératrice se divise en deux cellules filles agrave; la faveur d'une mitose. La première demeure une cellule génératrice et la seconde, ouvrière fonctionnelle mais stérile, devient une cellule sanguine, de muscle ou de peau. Ce qui explique la constance de la masse des populations cellulaires dans les tissus, autrement dit des parenchymes. Dans le cancer au contraire, la cellule cancéreuse donne naissance à deux cellules qui, toutes deux, sont génératrices, ce qui explique la prolifération cellulaire à croissance géométrique (courbe de Collins: 2-4-8-16 ...) &caractéristique du cancer.

Citations et prix Nobel  Up Page
Ce quon retient de lui
Les quatre potulats de Gernez
Delahousse et Gernez Son amie, le docteur Claudine Escoffier-Lambiotte (responsable du service Santé du quotidien Le Monde et membre co-fondateur de la Fondation pour la recherche médicale) le presse de formuler sa théorie révolutionnaire. Il se donne l'échéance de 1966: si cette théorie ne sort pas au congrès sur le cancer à Tokyo, il la formulera lui-même. Le congrès se termine sur un constat d'échec. Il écrit donc, en 1967 son mémoire Néo-postulats biologiques et pathogéniques qu'il soumet, avec son collaborateur le docteur Pierre Delahousse, à l'Académie des sciences, l'Académie de médecine, l'Institut pathologie cellulaire, l'Académie nationale vétérinaire.
Sa théorie unifiée du cancer repose sur quatre concepts fondamentaux:
1) La division cellulaire est une cellule fille et une cellule foncitonnelle
2) La limitation de la masse cellulaire
3) La réserve quiescente
4) Le rôle supplétif des cellules mutantes.
 
Limitation de la masse cellulaire
Il semble évident que les organes présentent une masse constante. Les fluctuations, dans des conditions normales, restent étroites et ne dépassent pas un maximum qui caractérise l'espèce. La masse cellulaire, une fois acquise à l'âge adulte, ne peut se modifier que dans le sens d'une diminution qui est appauvrissement ou dans le sens d'une augmentation qui est alors une anomalie tumorale.
La cellule génératrice (la seule que nous considérons puisque la cellule ouvrière est inféconde et a un destion éphémère) peut être altérée dans sa structure de différentes manières: rayonnements ionisants, virus, toxines, etc. L'action de ces agresseurs se traduit par une diminution du stock, du patrimoine limité de cellules dont l'organisme a été nanti par la nature.
Même dans des conditions idéales, sans aucune destruction due à ces agents, le temps, c'est-à-dire le vieillissement, aboutirait au même résultat et au même appauvrissement puisqu'il est établi que chaque cellule souche ne peut se diviser au maximum que soixante-dix fois, selon les travaux du Dr Hayflick, après quoi son pouvoir de division est tari et sa descendance s'arrête.
 
Soixante-dix mitoses en une vie
Le Dr Leonard Hayflick a découvert en 1961 que le potentiel de division des cellules humaines, ou "potentiel mitotique intrinsèque" était limité à soixante-dix mitoses. Les diverses populations cellulaires constitutives de l'organisme utilisent cinquante de ces divisions jusqu'à la maturation adulte de l'organisme. Les vingt divisions restantes servent au remplacement des cellules usées par le métabolisme.
Quand ce potentiel est épuisé, la lignée cellulaire s'éteint. Il s'agit donc de préserver au maximum ces divisions cellulaires, facteur déterminant du vieillissement. La cellule constituant à la fois l'unité physiologique et anatomique de l'organisme, le tarissement du stock cellulaire a pour conséquence son extinction. Gernez en déduit qu'à l'évidence, l'extinction de l'organisme, c'est-à-dire la mort, n'est pas le résultat d'une usure due à l'accumulation de déchets, mais d'une obligation héréditaire qui survient quand les cellules-mères ont épuisé le potentiel de division et qu'elles deviennent incapables de remplacer les cellules ouvrières qui assurent la fonction des organes et qui meurent à chaque instant.
L'usure, les déchets, les multiples agressions ne font qu'accélérer la survenue d'une fin inéluctable. La mort naturelle survient quand le stock de cellules génératrices, épuisé, n'arrive plus à maintenir en activité un nombre suffisant de cellules fonctionnelles. Et lorsque c'est une colonie cellulaire vitale qui commence par faire faillite, elle entraîne la mort de l'ensemble des autres, c'est-à-dire de l'individu, parce que l'équilibre interne de l'organisme n'est plus assuré.

Comment il voit le monde  Up Page
Résultats positifs non divulgés puis niés
Une étude sur la base du protocole de Gernez est lancée en 1969 à l'Institut de Toxicologie de l'université de Paris (service du Pr Truhaut) dans le but de confirmer ou d'infirmer ses propositions théoriques.
On choisit pour le protocole expérimental un cancer incurable, en l'occurrence le cancer primitif du foie. Les expérimentations, dirigées par le docteur J. C. Gak, sont réalisées sous forme codée (c'est-à-dire) que les expérimentateurs sont dans l'ignorance, jusqu'au terme des expérimentations, des résultats susceptibles d'être obtenus, de sorte qu'aucune influence consciente ne puisse en entacher la valeur).
Les résultats sont positifs. Le docteur Gak annonce à Gernez qu'avec un taux de réussite de 93 %, les expérimentations confirment totalement les principes et les promesses de la procédure de prévention. Ces résultats ne seront jamais rendus publics ... Il précise avoir reçu l'instruction de les maintenir secrets; ils seront même ultérieurement officiellement niés ...
Des centaines de documents accumulés depuis quarante ans fournissent la preuve flagrante qu'une poignée d'individus vexés, orgueilleux, tenant entres ses mains la science, a délibérément ostracisé Gernez. Toutefois, le 4 novembre 1971, le professeur Paul Gellé, président de l'Ordre des Médecins du Nord, lance un appel solennel pour dénoncer le silence orchestré sur les travaux de Gernez. Cet appel, enregistré à la télévision, est interdit d'antenne dans l'heure précédent sa diffusion ! Cependant, adressé simultanément à la presse écrite nationale et internationale, il paraît dans quatorze pays. Or quelques mois plus tard, le 23 novembre 1971, un mois donc après l'appel du professeur Gellé, le président Nixon annonce: "Nous sommes entrés dans l'ère de la victoire sur la cancer."
 
Déplorable institut Inserm
Le ministre de la Santé, Michel Poniatowski, requiert de ses services de les rendre publics. Le Pr J. Ripoche, en charge du dossier, demande que soient révélés les résultats des expérimentations réalisées de 1969 à 1972, dans le secret, à l'Institut de toxicologie de l'université de Paris. A cet effet, il organise le 13 décembre 1974, à son domicile, une entrevue avec la Direction générale de la santé publique et le chargé de la pharmacovigilance, le Pr Lechat. L'épilogue de cette réunion est pour le moins surréaliste. La décision est prise de ne pas rendre publics les résultats de l'Inserm et de ne pas mettre en place le protocole de prévention active de Gernez ...
La raison invoquée par le directeur général de la santé publique est qu'une application généralisée de cette procédure préventive, en accroissant la longévité moyenne de sept années, rendrait insoluble le problème déjà aigu de l'hébergement des gens âgés dans les maisons de retraite, ainsi que du paiement des retraites !!! Si la méthode avait été adoptée, elle aurait abouti à une large éradication du cancer. Un effondrement du nombre de cancers aurait provoqué un effondrement du taux de remplissage des cliniques et des hôpitaux et donc ne seraient plus rentables. D'autant que Gernez montrait que sa méthode avait également une action préventive sur l'athérome (infractus du myocarde).
 
L'hydrate de chloral
On s'est aperçu vers 1937 que la seule fraction de la population qui échappait au cancer était constituée par les malades mentaux internés. Cet étrange phénomène constaté dans tous les pays européens a beaucoup intrigué: à quoi était dû ce "privilège" des schizophrènes ? Au simple fait que ces malades se voyaient administrer un sédatif afin de se tenir tranquille dans les dortoirs. Ce sédatif, c'est l'hydrate de chloral. Ce produit est parfaitement bénin à telle enseigne qu'il était aussi administré aux nourissons lors des poussées dentaires, sous forme de sirop Teyssedre, ou un bain de bouche sous la forme du Synthol.
Quand on abandonné ce sédatif au profil de dérivés du Largactyl découvert par Henri Laborit en 1952, qui ne sont pas anticancéreux, les malades mentaux ont retrouvé le même taux de cancérisation que la population générale [thèse du docteur Marc Durmont (1983) Lille et Tribune médicale 19 février 1972].
L'hydrate de chloral fut retiré du marché le 17 septembre 2001 (par l'Afssaps, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, pour effets mutagènes et cancérigènes ?!).

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Nexus mars / avril 2007 n49
Nexus mai / juin 2007 n50
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Ce que vous avez toujours voulu savoir
Médaillé en Autriche, radié en France
Le 17 juin 1979, le docteur André Gernez reçoit à Salzbourg en Autriche, la médaille Hans Adalbert Schweigart pour ses travaux sur la théorie unifiée du cancer, décerné par l'Union mondiale pour la protection de la vie. Cette institution internationale était dotée d'un conseil scientifique groupant quatre cents savants de cinquante-trois pays, dont quarante prix Nobel.
Son président d'honneur était le professeur Linus Pauling (prix Nobel de Chimie et prix Nobel de la Paix) et son résident, le professeur Gunther Schwab. Presque toute la presse française en censure l'information. En 1990, le docteur Gernez demande sa radiation de l'ordre des médecins. Sa requête prendra effet en 1991. Aujourd'hui, en janvier 2007, André Gernez n'a jamais cessé de travailler. Il poursuit ses reflexions et continue d'écrire aux différentes autorités réputées compétentes.