Fort Hill comté de Highland (Ohio, USA)
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
by Pepe ©
 
Accueil  Arborescence  Page précédente

La petite histoire  Up Page
Origine, raisons, hasard
Cet ouvrage se trouve dans la partie sud du comté de Highland, dans l'Ohio, à peu près à 50 kilomètres de Chillicothe et à 20 de Hillsborough. Il est universellement connu sous le nom de Fort Hill bien qu'il ne mérite pas plus ce nom que de nombreux autres sites de même caractère. Les défenses occupent le sommet d'une colline qui s'élève à 160 mètres au-dessus du lit du ruisseau appelé Brush, qui coule à son pied, et à 256 mètres au-dessus de la rivière Ohio.
Au contraire des collines qui l'entourent, celle-ci se trouve détachée et isolée, et constitue une site remarquable de quelque côté qu'on la regarde. Ses flancs sont abrupts, escarpés, à l'exception de deux endroits, extrêmement difficiles à escalader, sans que toutefois ils soient absolument inabordables. Les endroits les plus aisément accessibles se trouvent aux angles sud et nord, et peuvent être atteints à cheval. Le sommet de la colline est de niveau et a  une superficie d'à peu près 190 ares: il est couvert d'une forêt primitive dense aux arbres gigantesques. Un de ceux-ci, un noyer (hauteur maxi de 10 à 25 mètres, longévité de 300 à 400 ans) qui se trouve sur le talus près du point indiqué par la lettre (e) a une circonférence de 6,75 mètres. Un autre, un chêne (haureur maxi 45 mètres, longévité 600 ans), qui sedresse également sur le talus au point (f), bien que maintenant abattu et pourri, mesure encore plus de 10 mètres de tour. Tout autour se trouvent épars des troncs d'arbres immenses, à tous les stades de la décomposition. La forêt tout entière apparaît très ancienne.

Comprendre simplement  Up Page
Défenses artificielles

Courant tout le long du bord de la colline se dresse un talus fait d'un mélange de terre et de pierres, coupé par des entrées. A l'intérieur se trouve un fossé d'où furent tirés les matériaux composant le talus. La longueur de ce mur est de 2 635 mètres. Sa hauteur, mesurée à partir du fond de la tranchée, varie entre 2 et 3 mètres, bien qu'en certains endroits il s'élève jusqu'à près de 5 mètres. Son épaisseur à la base est de 11 à 12 mètres. La pente extérieure du mur est plus abrupte que celle de la colline. La terre et les pierres de la tranchée, écroulées jusqu'à 16 ou même 32 mètres plus bas ont formé par leur accumulation une forte déclivité, très difficile à escalader, même avec les buissons et les arbres.
La tranchée a une largeur moyenne de près de 16 mètres et, en de nombreux endroits, fut creusé dans la couche de grès sous-jacente au sol de la terrasse. (Il faut remarquer, afin d'éviter toute erreur, que ce grès est du type des "grè de Wawerley" se trouvant sous les couches charbonneuses, et qu'il se trouve chapeauter la plupart des collines de la région. Il se présente en couches successives épaisses de quelques centimètres à plusieurs mètres. Il est très friable et se taille aisément.) Au point A, la roche a été excavée, laissant un front vertical d'environ 7 mètres de hauteur. La pente intérieure de la tranchée semble avoir été taillée en terrasses. Elle descend abruptement pendant quelques mètres en dessous du niveau général, puis s'adoucit pour ensuite plonger subitement en se rapprochant de la base du mur, ainsi qu'on peut le remarquer sur la coupe verticale ab.

Domaines de présence  Up Page
Portes et ouvertures
Il y a 3 ouvertures ou portes dans le mur, la plupart très étroites, ne dépassant pas 5 à 7 mètres de largeur au sommet. Onze seulement de ces ouvertures possèdent des chaussées correspondantes traversant la tranchée. Ces portes se trouvent disposées à intervalles irréguliers. Certaines d'entre elles semblent avoir été créées plus pour laisser l'eau s'écouler hors de la tranchée que pour permettre le passage. En fait, la plupart d'entre elles ne peuvent pas avoir joué leur rôle de portes, étant donné qu'elles furent pratiquées aux points les plus abrupts de la colline, là où une approche est presque impossible. Aux angles ou promontoirs nord et sud de la colline, les portes sont plus larges et le parapet s'ouvre légèrement vers l'extérieur. La tranchée s'interrompt en ces endroits.
Il y a trois dépressions ou bassins à l'intérieur de l'enclos. Le plus grand d'entre eux (g) a un remblai artificiel bien délimité sur son côté le plus bas; une brèche plus récente a permis aux eaux de s'écouler. Lorsque ce bassin était plein, il devait couvrir une superficie d'environ 4 ares. D'épais buissons poussent sur ses bords, et il n'y a pas d'arbres. Il ne semble pas bénéficier de source permanente d'eau. Il y a également plusieurs autres dépressions circulaires de petites dimensions, la plupart réunis sur le morne A. Il y a aussi d'autres traces d'excavations, mais peu en différents points sur le colline.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Une remarquable forteresse
En examinant le plan de l'ouvrage, on s'aperçoit qu'il se trouve naturellement divisé en trois parties, celle située en A étant, en de nombreux aspects, la plus remarquable. Elle est reliée au corps principal de l'ouvrage par une crête étroite de seulement 32 mètres de largeuret se termine par un morne abrupt dont le sommet se trouve à environ 10 mètres au-dessus du fond de la tranchée, et à 7 mètres au-dessus du mur. Ce promontoire est large de 65 mètres. Il constitue le sommet de la colline, d'où la vue commande un large paysage. Ici on remarque des traces nettes de l'action du feu sur les rochers et les pierres. Il est difficile de savoir si ces traces sont anciennes ou récentes. La jonction entre les deux parties principales de l'ouvrage est également étroite, ayant une largeur d'à peine 80 mètres. Telles sont les caractéristiques les plus frappantes de cet intéressant ouvrage.
Considéré du point de vue militaire et en tant qu'ouvrage défensif, le site est bien choisi, bien gardé: défendu par une force adéquate, il pouvait avec succès résister à toutes les attaques d'un peuple primitif ou à demi civilisé. Il a peu d'équivalents en tant que forteresse naturelle. Le talent et le travail exigés pour la construction de ces défenses artificielles suscitent notre admiration et provoquent notre surprise. De nos jours, la construction d'un ouvrage de cette dimension, avec toutes les facilités et les nombreux aides mécaniques que nous possédons, représentaient une entreprise importante. Et si nous songeons aux moyens primitifs dont disposait le peuple qui éleva ce monument, nous pouvons évaluer l'importance qu'il lui accordait. Il est tout à fait inutile de récapituler les traits qui donnent à cette colline le caractère d'un ouvrage militaire, ceux-ci étant trop évidents pour échapper à l'attention. Les angles de la colline forment des bastions naturels, faisant saillie. La position du mur, la structure de la tranchée, les particularités des portes là où l'accès était possible, la plus grande hauteur du mur aux endroits où la pente de la colline est la moins abrupte, les réservoirs d'eau, le donjon ou citadelle, tout contour à renforcer cette opinon.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Merveilles du monde précolombien Guy Rachet
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
Contribuer au Réseau Pepe
Ce site est avant tout une encyclopédie ouverte à l'imagination et au savoir, où chacun(e) d'entre vous peut participer.
Si vous avez envie de partager une passion, ou si vous sentez le besoin de vous exprimer sur un point précis, je vous invite à m'adresser un e-mail (adresse électronique accessible sur ma page d'accueil).

Mais encore  Up Page
Preuces de l'antiquité de cette forteresse
L'évidence de l'antiquité du site, soutenue par l'aspect de la forêt, vaut plus qu'une simple remarque. L'examen de quelques grands noyers s'élevant sur les retranchements montra l'existence de près de deux cents anneaux annuels dans les coupes faites à leur pied, ce qui donnerait approximativement à ces arbres un âge de près de 600 ans (sic). Si nous ajoutons à ce chiffre celui correspondant à la période probable de la durée des constructions, depuis leur création jusqu'à leur abandon, et celui de la période qui dut s'écouler après cet abandon jusqu'à l'invasion du site par la forêt, nous arrivons à la conclusion que ce site est vieux d'au moins mille ans. Mais en voyant tout autour de nous les troncs abattus d'arbres à demi  ensevelis dans l'humus, nous sommes enclins atribuer une plus grande antiquité.
Il est remarquable de noter que cet ouvrage se trouve dans une région au relief accidenté sans autres vestiges que quelques autres "mounds" épars dans les environs. Les monuments de quelques grandeur les plus proches se trouvent dans la vallée du Paint Creek, distante de plus de 25 kilomètres et séparée de notre site par des crêtes élevées. Plus bas, vers le confluent du Brush et de l'Ohio, se trouvent à moins de vingt kilomètres.