Flèche du temps
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
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La petite histoire  Up Page
L'ambiguïté originelle del'expression "flèche du temps"
C'est au physicien Arthur Eddington que l'on doit l'expression "flèche du temps". "Pourquoi, écrit-il en 1928, ne pas faire l'hypothèse que le devenir est une sorte de texture à sens unique impliquée fondamentalement dans la structure de la nature ? L'esprit a une connaissance spéciale de cette texture et l'appréhende comme le passage du temps. Du fait de cette texture à sens unique, l'élément de hasard s'accroît constamment dans le sens de la tendance naturelle, et fournit ainsi commodément au physicien un critère expérimental pour déterminer le chemin qu'elle suit; mais c'est la tendance, et non cette conséquence qui en résulte, qui est la contrepartie physique directe du 'devenir'."
 
Eddington veut dire par-là, d'une part, que le devenir est inscrit dans la structure même de l'univers; d'autres part, que la sensation de l'écoulement du temps n'est rien d'autre que l'expression de la capacité à apprécier le désordre que comporte l'univers. En somme, on ne serait capable de sentir que la croissance de l'entropie, non le cours du temps lui-même.
Selon Eddington, la flèche du temps disparaîtra dès que l'univers aura atteint l'équilibre thermodynamique, bien qu'il écrive à ce propos: "A l'équilibre thermodynamique, le temps est toujours là et conserve ses propriétés ordinaires, mais il a perdu sa flèche; comme l'espace, il s'étend mais il ne 'passe pas'." Ces derniers mots sous-entendent qu'à l'équilibre le temps continue d'exister - "il s'étend" -, mais perd à la fois sa flèche et son cours - "il ne 'passe pas'". Comme si l'état d'équilibre transformait le temps en une sorte d'espace. En réalité, lorsque la flèche du temps disparaît - c'est-à-dire lorsque l'évolution du système devient stationnaire -, le cours du temps, lui, continue à fabriquer de la durée, une durée qui n'accueille certes aucune changement, mais garantit la permanence du système.

Comprendre simplement  Up Page
Paradoxe du temps
Le premier scientifique à affronter le paradoxe du temps fut le physicien autrichien Ludwig Boltzmann qui a cherché à donner une justification dynamique microscopique à la flèche du temps de la thermodynamique (1872).
La résurgence du paradoxe du temps est essentiellement due à deux types de découvertes. Le premier c'est la découverte des structures de non-équilibre ou structures "dissipatives". Le second est lié au renouveau de la dynamique classique.

Domaines de présence  Up Page
Second principe de la thermodynamique
Ce principe exprime la croissance de l'entropie au cours du temps et introduit ainsi la flèche du temps. Dès lors, passé et futur ne jouent plus de rôle symétrique.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Point Oméga de Teilhard de Chardin

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Automates Intelligents
Esprit, cet inconnu Jean Charon
Lois du chaos Ilya Prigogine
Science & Avenir octobre 2000 n644
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
Ce que vous avez toujours voulu savoir
Dans la théorie de la gravitation universelle, le temps est réversible: la flèche du temps n'existe donc pas. Selon John Gribbin, ce sont les attracteurs et surtout l'entropie qui permet d'introduire le terme de flèche du temps.