Explorateurs asiatiques
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
Les références
Mais encore
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La petite histoire  Up Page
Sous le nom de Fou-Sang
L'illustre Buffon, dans son "Discours sur les variétés de l'espèce humaine", avait reconnu, comme Mr de Humbolt l'a vu aussi postérieurement, que les peuplades du nord-ouest de l'Amérique, et même du Mexique, avaient dû venir de la Tartarie et de l'Asie centrale; et, s'appuyant sur les nouvelles découvertes des Russes, il traçait la route suivie par ses Asiatiques, les faisant arriver au nord-ouest de la Californie, à travers le Kamtchatka et la chaîne des îles Aléoutes.
De son côté, Mr de Guignes, compulsant les annales de la Chine et par elles éclaircissant toutes nos origines européenes, y trouvait un fort curieux mémoire sur le pays de Fou Sang, ou pays de l'Orient extrême. Dans un savant travail inséré au tome XXVIII des "Mémoires de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres", il prouvait, autant qu'on le pouvait faire alors, que ce pays de Fou-Sang, connu dès l'an 458 de J.-C., riche en or, en argent et en cuivre, mais où manquait le fer, ne pouvait être autre que l'Amérique.

Comprendre simplement  Up Page
Pays de Ta han
Suivant le samanéen ou le moine bouddhiste, qui fit connaître le Fou-Sang aux Chinois, en 499 de notre ère, ce pays était à la fois à l'est de la Chine, et également à l'est d'une contrée demi-sauvage connue, dans les livres chinois sous le nom de pays de Ta han ou des grands Hans, nom appliqué déjà auparavant à la dynastie chinoise des Hans, établie en 206 avant notre ère après celle des Tsin.
Mais, d'après les relations chinoises, sur ce pays de Ta-han, où l'on pouvait aller, soit par mer, en partant du Japon et se dirigeant au nord-est; soit par la terre, en partant du coude très prononcé vers le nord, que fait le grand fleuve Hoang-ho, dans le pays des mongols, et passant au sud du lac Baïkal, et se dirigeant ensuite également au nord-est, ce pays, très éloigné de la Chine, ne peut être que le Kamtchatka, aussi nommé pays de Licou-kouey, ou Lieu d'exil des hommes pervers dans d'autres Géographies chinoises.
 
Une rivière de l'Amérique du nord est encore appelée Rivière mine de cuivre. Or, au Pérou, le cuivre y est très abondant. Ce Samanéen nous apprend, en outre, que les habitants du Fou-Sang nourrissent des troupeaux de cerfs et font du fromage de lait des biches; et, dans les Encyclopédies chinoises et japonaises, comme aussi dans le Pian-y-tien, si l'on donne la figure d'un habitant du Fou-Sang, on le dessine, en effet, occupé à traire une biche, à petites taches rondes; c'est même là, dans les deux encyclopédies, ce qui forme la caractéristique de cette contrée du Fou-Sang.
Déjà Philostrate, dans la Vie d'Apollonius, avait cité, dans l'Inde, des peuples nourrissant des biches pour leur lait, et la chose n'est pas assez commune pour ne pas être remarquée; mais ces troupeaux de biches ont aussi été retrouvés en Amérique de nos jours; car Valmont de Bomare, article Cerf, dit: "Les Américains ont des troupeaux de cerfs et de biches, errant le jour dans les bois et le soir rentrant dans leurs étables. Plusieurs peuples d'Amérique, n'ayant point d'autre lait, ajoute-t-il, que celui qu'ils tirent de leurs biches, et dont ils font aussi du fromage."

Domaines de présence  Up Page
Arbre du Fusang
Des bouddhistes, partis de Chine, atteignirent peut-être le Mexique, au terme d'un long périple via le Japon et l'Alaska. Ce périple fut certainement accompli par Hui Shen et quatre autres moines bouddhistes, en 459 de notre ère. Partis à la recherche du Fusang, paradis terrestre que la légende situait de l'autre côté de l'océan Oriental, entraînée par le Kuno-Shio, courant chaud se dirigeant vers l'est, du Japon jusqu'en Californie, leur jonque dut décrire un grand détour par le Pacifique Nord. Ce trajet, bien qu'exposé à de fréquentes tempêtes, ne comportent pas de longues traversées en haute mer, sauf sur les 300 kilomètres qui séparent le Kamtchatka des îles Alouétiennes. Ayant atteint l'Alaska, la jonque descendit probablement le long de la côte jusqu'au Mexique.
Les Chinois trouvèrent là un peuple évolué, possédant un système d'écriture, "mais il n'a ni citadelles ni cités fortifiées ... et il ne fait pas la guerre". Ils découvrirent l'arbre du Fusang, "qui a des pousses comestibles comme le bambou. Le fruit, qui ressemble à une poire, est rougeâtre. On file la fibre de l'écorce pour en faire une toile grossière et aussi un tissu plus fin. Le bois sert à bâtir des maisons, et l'écorce du Fusang sert à faire du papier."
 
Ces notations correspondent à l'âge d'or de Teotihuacán, au cours de la période classique du Mexique précolombien (500 av. J.-C. - 1000 ap. J.-C.), qui vit les pacifiques adorateurs du Soleil édifier de vastes cités dépourvues de murs d'enceinte. Bien que l'agave du Mexique, unique au monde, ne porte pas de fruits rougeâtres, on peut prendre pour un arbre sa hampe florale ramifiée, haute parfois de 10 mètres. Ses bourgeons ressemblent bien à ceux du bambou et sont consommés; la plante fournit un filament rude qu'on transforme à la fois en textile grossier et en toile plus fine, et la fibre est utilisée pour la fabrication du papier.
 
Hui Shen, tel un Marco Polo asiatiaque, demeura au Fusang pendant quarante années et revint en Chine avec livres de soie provenant de l'arbre merveilleux, dont il fit présent à l'empereur Han. Sa relation de voyage fut déposée dans les archives impériales, et les historiens chinois en publièrent des extraits au cours des siècles suivants, jusqu'au XVIIIe siècle.
 
En 1974, huit jeunes gens résolurent de mettre à l'épreuve la vraisemblance d'une telle expédition et s'embarquèrent à Hong Kong, sur une jonque chinoise, à destination du Mexique, en passant par le Pacifique Nord. L'organisateur de l'aventure, Kuno Knöbl, avait été frappé par la bizarre similitude existant entre l'antique méthode des cordelettes à nœuds que les Vietnamiens utilisaient pour transmettre des messages et les cordelettes à nœuds, ou quipu, dont les Incas se servaient en guise d'écriture. La jonque surmonta tous les périls de la mer, mais les jeunes navigateurs durent s'avouer vaincus par un mollusque marin qui infecta la coque et dévora littéralement l'embarcation.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Caractère asiatique d'un prêtre Maya
Entre 250 et 900 de notre ère
L'art de modeler la terre glaise et le stuc se doublait d'un don particulier pour le travail du bois. Les célèbres panneaux en bas relief du musée de Bâle, recueillis à Tikal, et la magnifique et rarissime statue de l'homme moustachu aux bras croisés que conserve le Metropolitan Museum de New York nous font regretter plus intensément encore que le climat très humide de la forêt tropicale habitée par les Mayas ne nous ait pas conservé sculptures en bois, textiles et ornements de plumes.
Par bonheur, nous pouvons nous délecter es très nombreux vases peints, des céramiques "polychromes" de la période classique, ainsi que des poteries incisées, où sont représentées des scènes mythologiques, à moins qu'il ne s'agisse de simples portraits de souverains _ mais n'oublions pas que ceux -ci étaient respectés tels de véritables dieux !

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Annales de Philosophie Chrétienne tome XXVIII Société d'auteurs 1 844 pages 101-120
Annales de Philosophie Chrétienne tome XXXL Société d'auteurs 1 850 pages 188-199
Civilisations disparues Jean-Paul Barbier
Derniers Mystères du Monde Sélection du Reader's Digest
 
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Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
Des Chinois en Californie
Mr de Paravey (dit Mr Humboldt) a montré dans trois Dissertations, qu'en l'an 558 de notre ère, c'est-à-dire 1 000 ans avant Colomb, les Indiens du Caboulistan allaient au Mexique par le Kamstchatka, où ils embarquaient pour la Californie, ce qu'avait nié Mr Klaproth, et qu'ils y ont porté l'art de la cochenille et le culte du Bouddha.
 
Cycle de 60 ans
Mr de Humbolt a signalé chez les Muyscas du Plateau de Bogota en Amérique, l'usage du cycle de 60 ans et des institutions analogues à celles du bouddhisme du Japon.
 
Des Chinois au Mexique
Un érudit pékinois soutient que cinq Chinois atteignirent dès 459 le Mexique par bateau, influençant ainsi la culture aztèque.