Centriologie
La petite histoire
Comprendre simplement
Domaines de présence
Son interprétation dans l'avenir
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Mais encore
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La petite histoire  Up Page
Origine, raisons, hasard
Nos cellules ont la faculté de voir au sens propre du terme, d'adapter leur comportement en fonction de leur environnement et de communiquer entre elles. Comment ? Grâce à des organites peu connus du grand public: les centrioles. C'est un chercheur américain, Guenter Albrecht-Buehler, qui a mis en évidence de manière expérimentale ces fascinantes aptitudes. Une découverte qui ouvre d'intéressantes perspectives, comme celle d'influencer favorablement le comportement cellulaire en cas de métastates ou de déficience immunitaire ...
Cependant, rendons à César ce qui lui appartient: c'est grâce à André Bourrée, autodidacte aujourd'hui âgé de 72 ans, qui découvre à l'âge de 34 ans, qu'il développe un état précancéreux. Il se met alors en tête de comprendre ... le fonctionnement du cancer. Sans complexe, mais surtout sans laboratoire ni financement, il se procure des centaines de livres français et étrangers, d'articles de vulgarisation ou d'articles scientifiques traitant de biologie moléculaire et de biologie en général.
Quatre ans plus tard, il publie un livre au titre provocateur: Victoire possible sur le cancer par la centrologie, aux éditions La Vie Claire. Et c'est là que l'histoire prend un tour inattendu: depuis 1971, les idées qui fondent la théories de Bourrée - échafaudée par la simple lecture d'ouvrages dont il confronte les idées - sont vérifiées expérimentalement par des chercheurs, et ceci jusqu'aux dernières découvertes de 2006.

Comprendre simplement  Up Page
Un centre d'analyse de données caché
Né en 1942, Albrecht-Buehler fait ses études en Allemagne et en Suisse, pour finalement s'installer aux Etats-Unis. Les résultats de ses recherches sont édifiantes:
1) La "machinerie" du mouvement cellulaire contient des sous-domaines (microplastes) qui une fois isolés de la cellule, sont capables de mouvement autonomes. Toutefois, à l'intérieur de la cellule, ils n'exercent pas cette autonomie. Cette situation est comparable aux muscles d'une personne: s'ils peuvent se contracter en dehors de l'organisme, ils en sont incapables lorsqu'ils sont intégrés à ce dernier, suggérant ainsi qu'ils sont sujets à un centre de contrôle.
2) Dans ses migrations extrêmement complexes, la cellule doit réagir de manière organisée à une multitude d'événements aléatoires. Or, le génome ne peut contenir un programme prédéfini lui permettant d'y faire face. Le mouvement cellulaire n'est donc pas dû au hasard.
3) Les cellules peuvent voir, c'est-à-dire qu'elles peuvent cartographier les directions de sources de lumière proche de l'infrarouge dans leur environnement et se diriger vers elles. Une telle "vision" n'est possible que grâce à un système de tratement du signal sophistiqué, lui-même relié au contrôle du mouvement de la cellule.
4) Il existe une considération théorique qui veut que la structure complexe encore inexpliquée d'un organite cellulaire - les centrioles - "devient parfaitement évidente" si l'on se pose la question de savoir quelle serait la structure ... d'un "œil" cellulaire.

Domaines de présence  Up Page
Les cellules défient la loi de la réfraction
Albrecht-Buehler analyse des cellules qui évoluent d'un certain type de terrain vers un autre, impliquant un changement de vitesse. Tous changent de direction comme s'ils étaient réfractés par la surface, du moins, c'est ce qu'il s'attendait à voir.  Par exemple, au lieu de tourner en direction ou en s'éloignant de la ligne perpendiculaire, la cellule s'est mue dans une partie du cadre totalement inattendue. Il y a d'autres prédictions de la loi de la réfraction auxquelles les cellules n'obéissent pas. Par exemple, si leur angle d'incidence est de 90°, elles devraient continuer dans la même direction, sans être gênées par la différence de substrat. Elles ont "préféré" tourné à 90° et suivre la direction de l'interface...
Le chercheur emploie une métaphore pour nous montrer à quel point ces expériences sont parlantes: "Imaginons une troupe de soldats qui progresse le long d'une route pavée et qui tourne dans un pré. Si la troupe changeait de direction comme si elle avait été réfractée, nous saurions que les soldats n'ont pas réfléchi, n'ont pas utilisé leur cerveau. Ils ont simplement répondu à la surface la plus glissante du champ et changé de direction. Que ce soient des barrières ou toute autre force mécanique, ce n'est en aucun cas leur raisonnement qui les a guidés.
Supposons maintenant que la troupe maintienne sa direction par rapport au changement de surface, voire même tourne et suive le virage. Nous savons que les forces mécaniques n'expliquent pas l'action des soldats. On est donc en droit de supposer qu'ils ont été conduits par une interaction entre des instructions endogènes et des signaux exogènes qui ont été gérés par leur système d'intégration du signal. Selon moi, c'est la même logique qui s'applique aux cellules qui n'obéissent pas à la loi de la réfraction. Dans le cas des soldats, nous savons que leur actions sont dictées par leur cerveau. Dans le cas des cellules, je suppose que nous devons conclure qu'elles ont un cerveau."

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Aux intersections, elles testent les options
Les cellules seraient capables de "voir" leur environnement. En effet, elles ne se "perdent" pas lorsqu'elles arrivent à une intersection entre deux voies: à la plupart des intersections, les traces montrent de petites "épines" qui s'avancent sur le côté de la route, sur une très courte distance et dans toutes les directions. Lorsque les cellules sont arrivées à l'intersection, elles ont étendu des pseudopodes dans les directions qui se présentaient à elles. En d'autres termes, les cellules testent leurs options lorsque leur chemin devient ambigu.
Albrecht-Buehler a expérimenté un protocole, qui comprenait une source de lumière microscopique émanant de petits grains de latex sur lesquels on faisait refléter un mince rayon pulsé de lumière infrarouge, le tout baigné par un courant médiant qui obligeaient les cellules à se déplacer dans la direction du spot de lumière. Il y a des raisons de penser que les cellules détectent les signaux pulsés de manière à améliorer la résolution angulaire, c'est-à-dire les angles qu'elles prennent lorsqu'elles tournent.
De plus, exposées à deux spots lumineux, les séquences vidéo montrent sans l'ombre d'un doute que les cellules se dirigent tout d'abord vers un spot, puis vers l'autre. Lorsqu'une cellule se divise, la trace de la cellule mère fait une branche et les deux cellules filles partent dans leurs directions propres. S'il n'y pas alentour d'autres cellules pour faire obstacle aux cellules filles, on observe alors une propriété étonnante: dans 40 % des cas, la piste d'une fille forme l'image miroir de l'autre et ainsi de suite; et dans 20 % des cas, la piste d'une cellule fille est identique à la piste de l'autre cellule.

Les références  Up Page
Réseau Pepe
Nexus mai / juin 2007 n50
 
Pourquoi ce site
Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les trois pôles d'intérêts) c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous.
 
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Mais encore  Up Page
Ce que vous avez toujours voulu savoir
Les centrioles, œil cellulaire idéal
L'œil idéal doit permettre de cartographier les directions des sources de lumière, en 2 dimensions, mais également en 3 dimensions. Albrecht-Buehler a imaginé des pans inclinés (incurvés) permettant à la direction de la source de n'atteindre qu'un seul récepteur. A cela, il rajoute un ultime paramètre: l'élongation arrière de chaque pan (légère torsion) qui doit avoir une intersection avec la base du précédent. Toutefois un seul cylindre de ce type ne peut uniquement cartographier l'angle de la source dans un seul plan perpendiculaire à son axe, c'est pourquoi un deuxième cylindre perpendiculaire au premier s'avère nécessaire.
 
Toutes les propriétés géométriques de l'œil cellulaire idéal se retrouvent effectivement dans les centrioles:
_ elles sont une paire de cylindres perpendiculaires l'un de l'autre;

 
_ elles comportent des pans inclinés en sections;

 
_ l'angle des pans est tel que l'élongation arrière de chacun recoupe le pied du précédent;

 
_ chaque pan est incliné.