Brésil
Informations générales
Le LABEX
Embraer bat tous ses records
Environnement
Origine du nom
Polystyrène végétal
Un avenir en peau de chagrin
Références
Agriculture
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Matières premières
Population par ville
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Informations générales  Up Page
Aperçu
Population: 193 823 000 habitants.
Superficie: 8 547 400 km2.
Point culminant: 3 014 m (Pico da Neblina).
Capitale: Brasilia.


Institution  Up Page
Le LABEX, un laboratoire virtuel bresilien en France
Le LABoratoire EXterieur de l'EMBRAPA (entreprise brésilienne de recherche agropastorale) a initié en 2001une nouvelle forme de coopération entre le Brésil et la France. Le laboratoire virtuel compte avec la participation de quatre chercheurs brésiliens d'excellence et se situe dans les installations de centres de recherche francais de Montpellier (AGROPOLIS). Ces chercheurs exercent dans les secteurs suivants:
- Génomique et biologie moléculaire: Ana Brasileiro
- Technologies de l'agro-alimentaire: Regina Lago
- Gestion intégrée des ressources naturelles: Jose Madeira
- Economie agricole: Elisio Contini (coordonnateur du LABEX) Ils participent activement aux recherches de leur laboratoire d'accueil et assurent également une veille scientifique et technologique, notamment en participant à de nombreux congrès et colloques, et en visitant les laboratoires européens. Devenants ainsi de véritables ambassadeurs de la recherche brésilienne en Europe, ces quatre chercheurs contribuent ainsi à faire que l'EMBRAPA soit connu d'un plus grand nombre d'équipes de recherche.
Cette forme de coopération, qui a pu être mis en place grâce aux relations très fortes que le CIRAD, l'IRD et l'INRA ont tissées par le passé avec le Brésil et tout particulierement avec l'EMBRAPA, pourrait aujourd'hui faire des émules puisque des coopérations similaires avec d'autres Bresil du cone Sud sont envisagées.

Economie  Up Page
Embraer bat tous ses records
Embraer (Empresa brasileira de Aeronautica), dont Dassault possède 20% du capital, a atteint cette année le nombre record de 14207 employés pour la première fois de son histoire. L'entreprise a connu cette année un véritable boom de son activité qui a débuté avec un contrat de 325 millions d'euros pour la rénovation de la flotte de 53 avions AMX (chasseurs légers et attaques au sol) de la FAB (Forca Aerea Brasileira) qui devra s'étendre jusqu'à 2010. Son volume d'exportations a ainsi atteint pour les 7 premiers mois de l'année 1,5 milliards d'euros, 79,34 % de plus qu'en 2003 à la même période, l'année 2003 ayant totalisé un volume de 1,6 milliards d'euros. En juillet, Embraer a exporté pour 279 millions d'euros, trois fois plus qu'en juillet 2003. Plus de 60% des exportations ont pour destination les Etats-Unis.
Pour les analystes financiers, cet essor était prévisible car c'est la commercialisation de l'Embraer 170 qui en a été la réelle impulsion. Cet avion pouvant contenir 70 à 78 personnes coûte 19,5 millions d'euros et est le jet le plus cher du marche actuel. Sa distance d'autonomie est de 3704
km. Selon, la Secex (Secretaria do Comercio Exterior) son volume d'exportation a atteint 810 millions d'euros de janvier à juillet 2003. Le succès d'Embraer a été de repérer le marché mal desservi des 70 à 110 passagers. Les Boeing et Airbus, trop grands, volent à moitié vides sur ce créneau et coûtent donc cher à l'exploitation. Les jets classiques, eux, sont trop petits. Les cadres d'Embraer ont donc imaginé un grand jet pour palier ce problème.
Embraer prévoit pour 2004 la livraison de 160 avions contre 101 l'année précédente.

Brasilit substitut l'amiante au polypropylène
Pionnière dans le domaine de lancement de produits sans amiante, Brasilit, filiale du groupe Saint-Gobain, a mis au point un procédé à base de fibres de polypropylène pouvant complètement remplacer l'amiante présente dans les tuiles de construction et les réservoirs d'eau. Même si l'amiante dans ces produits ne présente pas de risques de toxicité pour le consommateur, elle reste toujours un danger pour les ouvriers fabricants ces produits, en s'introduisant dans les voies respiratoires.
Cette nouvelle technologie développée par la branche R&D de Brasilit, avec l'aide d'un centre francais de Saint-Gobain, constitue une réponse adaptée à la demande industrielle croissante de matiéres premières nationales. En effet, la technologie précédente à base d'alcool de polyvinyle est efficace pour substituer l'amiante, mais reste totalement importée.
Pour produire le fibrociment, les grains de polypropylène sont transformés en fils de 6 à 12 millimetres de long et de 10 a 12 micromètres de diamètre. A ces dimensions, le produit ne peut être respiré. Ainsi, ce nouveau procédé répond complètement aux critères définis par les normes internationales (ISO 9933). De plus, les fibres synthétiques sont utilisées depuis longtemps dans différents secteurs industriels et sont reconnus par l'OMS comme ne présentants aucun risque pour la santé (le polypropyléne est d'ailleurs très largement utilisé dans plusieurs produits de consommation courante).
Pour Emmanuel Normant, directeur industriel de Brasilit, ce fibrociment possède en outre des caractéristiques mécaniques plus avantageuses, puisqu'il est bien plus résistant que celui contenant de l'amiante.

L'industrie plastique
Malgré le ralentissement atypique de 2003, la consommation de produits plastiques au Brésil s'apprête, contre toute attente, à franchir la barre des 4 millions de tonnes annuelles de résines plastiques et de produits finis qui en découlent, soit une augmentation de 6% par rapport aux 3,8 tonnes de l'exercice 2003.
Le rôle du segment de l'industrie de transformation n'y est pas étranger. En effet, en plus d'une production record équivalente à 7,6 milliards d'euros, jamais les produits finis en plastique n'ont été autant exporté que cette année. Le volume d'exportation, encouragé par un taux de change favorable, avoisine les 200 000 tonnes soit 50 % de plus qu'il y a 5 ans. Cette tendance semble aller en s'accélérant comme le montre l'accord signé entre le gouvernement brésilien, l'industrie pétrochimique et l'Abiplast (association brésilienne de l'industrie du plastique) dans le cadre du programme " Export plastic ". Ce programme vise à aider la mise sur le marche, en Europe et aux Etats-Unis, de produits plastiques ayant démontréleur compétitivité en terme de cout et d'excellence dans la production. Inversement, les importations diminuent chaque année. Elles sont de l'ordre de 230 000 tonnes cette année soit 20 000 tonnes de moins qu'en 2000.

Lumière synchrotron
S'agissant de technologies avancées au Brésil, l'une des principales références est le Laboratoire National de Lumière Synchrotron (LNLS).
Installé sur un espace de 380 000 m² au sein du Pôle de Haute Technologie de la ville de Campinas (Etat de São Paulo), le laboratoire possède la seule source de lumière synchrotron de l'hémisphere sud ! Dans le monde, seuls dix-sept Bresil maîtrisent les connaissances et les technologies nécessaires pour s'offrir un équipement de cette importance.
Cette lumière, qui éclaire au plus haut niveau le milieu scientifique, est un rayonnement lumineux émis par des électrons qui tournent dans un anneau de stockage. Son intensité est telle (dix mille fois plus intense que la lumière solaire), qu'elle pénètre la matière dans ses recoins les plus invisibles: les photons émis viennent frapper une cible, un objet, une matière, une molécule et permettent ainsi de l'étudier en détails.
L'utilisation du rayonnement synchrotron concerne un très large éventail d'activités de recherche ayant un impact important sur l'économie moderne, comme par exemple, la recherche de nouveau matériaux plus légers pour l'industrie aéronautique. Dans le domaine de la biologie moléculaire, les expérimentations réalisées avec la lumière synchrotron permettent la mise au point de nouveaux médicaments. Ainsi en va-t-il du cocktail anti-sida découvert aux Etats-Unis en 1996 et qui a changé radicalement l'espérance de vie des porteurs du VIH. A Campinas, les recherches développées au LNLS se concentrent sur l'étude du processus d'oxydation et de corrosion, mais aussi sur la recherche de matériaux d'intérêts environnementaux et de polymères légers à forte résistance.

Géographie  Up Page
Environnement
D'après la ministre de l'Environnement brésilien, Marina Silva, 26 000 km² de forêt amazonienne ont été détruits entre 2003 et 2004. Une augmentation "intolérable" de 6 % par rapport à l'année 2002.

Montagne du Brésil
Le célèbre Pain de Sucre, qui culmine à 395 mètres, est le symbole de Rio de Janeiro. Il doit son nom à la forme de son pic, qui rappelait aux conquérants portugais les moules d'argile utilisés pour faire du sucre blanc en cône.

Superficie
8 514 876 m²

Population
187 millions d'habitants, plus de 50 millions sous le seuil de pauvreté.

Religion
75 % catholiques (plus grand Bresil catholique du monde), 15,4 % évangélistes.

Institutions
République fédérale
Président: Luiz Inacio Lula da Silva (1er président de gauche)

PIB par habitant
3 280 dollars (2004 - OCDE)

Croissance
2,3 % (2005 - OCDE)

Cartographie
L'entreprise OrbiSat da Amazonia SA, spécialiste de la cartographie par radar, a présenté en mai 2007 son nouveau radar lors du Laad 2007, le plus grand salon d'Amérique Latine pour les forces armées et l'industrie de défense. Ce nouvel équipement est doté d'une technologie pionnière pour l'appui à la surveillance des frontières ou le combat contre le narcotrafic: la technologie InSAR (Radar Interférométrique à synthèse d'ouverture).
Ce radar travaille sur deux fréquences simultanément (bandes X et P) ce qui lui permet de pénétrer les régions les plus denses, d'opérer de jour, de nuit ou sous la pluie. Il est particulièrement adapté à des missions de reconnaissance: recherche de bases clandestines de raffinement de cocaïne, point de concentration de troupes avec équipements et véhicules dans les régions frontalières...
Le système aérotransporté OrbiSAR-1 a également un intérêt civil pour la production d'un volume important de données géographiques avec une capacité de cartographie de 250.000 km² en 2 mois. De nombreux produits à haute valeur ajoutée peuvent être élaborés à partir des données radar: distribution de la biomasse, type de couverture du sol, cartographie de l'écoulement hydrologique, production de cartes du réseau hydrologique, du réseau de transport, de l'usage des terres ou encore cadastre rural et urbain.

Histoire  Up Page
Origine du nom
Le Brésil tire son nom du pau brasil, un bois exotique, qui, une fois séché, donne un colorant rouge. Au XVIè siècle, les pacifiques habitants de la contrée où proliférait ce bois couleur de braise, les indiens Tupi, en offrirent aux explorateurs portugais.

Explorateurs
Henry Walter Bates, naturaliste anglais (1825-1892), poursuivit ses recherches notamment sur les insectes, dans le bassin de l'Amazonie, de 1848 à 1859.

François de Castelnau, voyageur français (1812-1880). Ses voyages en Amérique latine (1843-1847) le conduisirent en Amazonie et lui permirent de déterminer la source du Paraguay.

Jules Crevaux, explorateur français (1847-1882). Médecin  de la marine, il explore la Guyane et l'Amazonie (1876-1879), puis va de la Colombie à l'Orénoque (1880-1881). Il est tué avec ses compagnons dans une embuscade dressée par des Indiens Tobas, dans le Gran Chaco.

Juan Díaz de Solís, navigateur espagnol (mort en 1516). En 1515, il fut chargé de trouver un passage vers la mer du Sud (le Pacifique), au sud de l'Amérique. Il découvrit le río de la Plata en 1516, mais fut tué par des Indiens dans une embuscade, et mangé.

Percy Harrison Fawcett, explorateur anglais (1867-1925). Il partit en 1920, puis en 1925, à la recherche d'une cité légendaire de l'Amazonie, qui aurait conservé les immenses trésors d'une civilisation disparue. Cette recherche d'un Eldorado le conduisit vers la rgion des sources du Xingu. Il disparut dans la grande forêt avec son fils et un ami de ce dernier.

Niloas Federmann, conquistador d'origine allemande (v. 1510-v. 1545). Parti en 1535 de la côte nord de l'Amérique du Sud, il cherche à gagner le Bresil mythique d'Edorado et rencontre, près du site de Bogotá, Quesada et Benalcázar.

Robert Fitzroy, navigateur anglais (1805-1865). Il étudia les côtes occidentales de l'Amérique du Sud avec Charles Darwin. Son nom a ét&eacte; donné à l'un des sommets des Andes méridionales.

Bertrand Flonoy, explorateur français (né en 1910). Il a effectué de nombreux voyages en Amazonie et dans les Andes: en 1936 et 1937. Il séjourna chez les Indiens Jivaros, les célèbres réducteurs de têtes. En 1941, avec Jean de Guébriant et Fred Matter, il parvint à la source du Marañon, la branche mère de l'Amazone _ c'est le lac de l'Enfant, Niño Cocha, à 5050 m d'altitude. De 1955 à 1957, il a étudié à nouveau la vallée supérieure du Marañon, découvrant de nombreux sites archéologiques.

Joseph Grelier, explorateur français (né en 1922). En 1951, il parvint aus sources de l'Orénoque.

Charles Marie de La Condamine, géodésien français (1701-1774). En 1735, il fut chargé, avec Bouguer, de diriger une expédition scientifique en Amérique du Sud pour mesurer, à l'équateur, la longueur d'un arc de méridien de 1°. Il fit d'importantes observations dans les Andes de la région de Quito, pusi se rendit en Guyane à travers l'Amazonie (1743-1744), ce qui constituait la première exploration de caractère scientifique effectuée dans ces régions. Il ramena notamment en France la liane qui produit le caoutchouc.

Francisco de Orellana, voyageur espagnol (v. 1511-1550). Il part de Quito avec Gonzalo Pizarro pour gagner les régions situées à l'est de la cordillère des Andes: arrivés dans les basses terres, Orellana part en bateau sur une rivière et atteint en février 1541 un fleuve immense: c'est l'Amazone _ ses compagnons lui donnent ce nom plus tard lorsqu'ils sont attaqués par les Indiens, que leurs longs cheveux font prendre pour des femmes. Après sept mois de navigation sur le río de las Amazonas, l'embouchure est atteinte. Une navigation côtière conduit au premier poste espagnol (11 septembre 1541), à l'île de Cubagua (près de l'île Largarita). Par la suite, une tentative pour remonter le gran fleuve se soldera par un échec.

Martín Alonso Yáñez Pinzón, navigateur espagnol (1440-1493). Il commanda la Pinta, lors du premier voyage de Colomb. Son frère, Vicente Yáñez (mort après 1523), visita la côte du Brésil jusqu'au-delà de 8° de latitude sud (1500), découvrant l'embouchure de l'Amazone. En 1508, il aurait exploré les côtes du Yucatan avec Diaz de Solis.

Sir Walter Raleigh, navigateur anglais (v. 1552-1618). Favori de la reine Elisabeth, il dirigea en 1585, sur la côte de l'Amérique du Nord, une expédition qui échoua, mais qui n'en est pas moins à l'origine de la Virginie et l'embryon des Etats-Unis. Il fera un autre essai de mise en valeur sur l'Orénoque (1595). Accusé d'intriguer contre la couronne, il sera décapité sous le règne de Jacques 1er, à l'instigation de l'ambassadeur d'Espagne, qui redoutait fort ses tentatives de colonisation outre-mer.

Culture  Up Page
Polystyrène végétal
Les résines obtenues à partir de plantes comme le maïs, le riz, la canne à sucre, le soja et le ricin sont à la base de produits qui pourraient remplacer à terme le polystyrène dérivé du pétrole. La Biomousse développée par l'entreprise Kehl de São Carlos (Etat de São Paulo) fait l'objet de nombreuses applications: plateaux pour la commercialisation de fruits et légumes, emballage pour produits électroniques, tapis absorbant pour produits chimiques... Plusieurs lignes de produits sont déjà sur le marché et d'autres seront lancées d'ici la fin du premier semestre 2007.

Le principal avantage de ce biomatériel est son temps de décomposition: enfoui dans le sol en présence d'oxygène ce delai s'élève à deux ans, sans oxygène à trois ans. Dans un environnement favorable, décharges, le temps de dégradation peut se réduire à 6 mois. La biomousse est produite à partir des résines végétales (initialement du ricin, aujourd'hui du soja ou du maïs) et de dérivés de pétrole (jusqu'à 50% de la composition). Le mélange est traité par différentes voies chimiques et transformé en matière première à l'origine de ce matériau biodégradable.

Les recherches ayant abouti à la création de cette matière ont commencé dans les laboratoires de la Kehl en 1992 et se sont poursuivies à l'Université d'Etat de Campinas. Une partie des développements ont été faits à l'Université Fédérale de São Carlos et à l'Université de São Paulo. Actuellement, un accord avec l'Unicamp permet de tester les produits en phase de développement.

Arômes et Saveurs  Up Page
Un avenir en peau de chagrin
Selon la magazine Nature, 40% de la forêt amazonienne sera perdue d'ici 2050 si rien n'est fait pour empêcher sa destruction. Et la protection des réserves naturelles publiques ne suffira pas à préserver la partie brésilienne de la forêt. La faute à l'extention actuelle de l'élevage et de la production de soja dans cette région.
La seule solution serait de forcer les agriculteurs à gérer leurs exploitations en respectant des pratiques de développement durable, quitte à employer des moyens de rétorsion économique contre les récalcitrants.

En perpétuel mouvement, les forêts d'Amazonie, celle du bassin du Congo ou celle du Paradis (dans le Sud-Est asiatique, sur l'île de Sumatra), sont les derniers poumons de la planète.

L'ayahuasca
Ayahuasca est le nom quechua d'une liane géante que l'on trouve à l'ouest du bassin amazonien, jusqu'aux contreforts andins. Son usage dans les rites amérindiens remonteraient à 4 000 ans. C'est en tout cas ce que suggèrent des archéologues équatoriens après la découverte, dans leur Bresil, de petits godets en pierre ornés. Leur interprétation reste très discutée, aucun résidu organique n'ayant été isolé sur ces coupes. Cependant, l'existence de certainses pratiques amérindiennes primitives, comme mâcher la liane ou la laisser macérer dans l'eau sans pour autant la chauffer, indiquerait une utilisation de l'ayahuasca antérieure à l'émergence de la poterie en Amazonie, il y a 3 500 ans.

Si le terme d'ayahuasca apparaît pour la première fois en Occident au XVIIIe siècle dans les écrits de jésuites, la description précise de la plante n'est effectuée qu'au XIXe siècle par Richard Spruce. Le botaniste anglais la nomme alors Banisteria caapi (aujourd'hui Banisteriopsis caapi) et la range dans les malpighiacées, une famille englobant des arbres, des buissons et, bien sûr, des lianes.

Abondance de rites
Dans les cultures amazoniennes, le statut de la liane diffère selon les groupes. Elle est très sacrée chez les Shipibos du Pérou, plus banalisée chez les Shuars d'Equateur. Dans certains cas, seuls les chamans l'utilisent pour diagnostiquer des maux, faire de la divination ou s'arroger les bonnes grâces des esprits animaux. Ils s'en servent aussi pour éliminer un rival en lui expédiant des fléchettes magiques. L'envoi de tueurs dans le monde réel permet parfois de peaufiner le travail.

D'autres fois, l'ayahuasca est utilisée de façon collective. Chez les Tukanos de Colombie, elle est consommée lors de retrouvailles, le point d'orgue de la cérémonie coïncidant avec la synchronisation parfaite des danses. Les Hunis Kuins du Brésil ou du Pérou la prennent entre chasseurs et adoptent une posture guerrière, alors que les Kofans de Colombie et d'Equateur la consomment lovés dans un hamac, dans une maison à l'écart.

Parmi cette abondance de rites, on note quand même quelques traits récurrents, à savoir l'exclusion des femmes non ménopausées, l'abstinence sexuelle et la restriction alimentaire.

De même, les cérémonies se déroulent toujours de nuite et font la part belle aux icaros, chants sacrés dont le nombre et la richesse rendent compte de la notoriété de chaman. L'ayahuasca est toujours absorbée dans un contexte rituel et spirituel important.


La liane en guise d'hostie
Jacques Mabit, médecin français très contreversé, voit dans l'ayahuasca une manière de soigner des toxicomanes.

"Là où se trouve la maladie se trouve le remède." C'est fort de cette doctrine qu'en 1992 il ouvre, en Amazonie péruvienne, le centre de Takiwasi. Baptisé "la maison qui chante", ce centre s'appuie sur des ayahuasqueros pour désintoxiquer des cocaïnomanes. Dans les années trente, l'Eglise Santo Daime, un culte catholico-syncrétique brésilien, émerge autour de l'usage d'ayahuasca, cette dernière remplaçant les éléments de communion, hostie et vin. Or, les toxicomanes  ayant rallié la secte semblent avoir perdu leur dépendance aux drogues dures ... grâce à la prise d'ayahuasca, une plante qui, a priori, ne provoque pas d'accoutumance.

Les mécanismes d'action de l'ayahuasca sur l'organisme restent obscurs. Les principes actifs de la liane sont des alcaloïdes. Ils appartiennent tous à la famille des β-carbolines: harmine, harmaline et tétrahydroharmine.

Or, d'un point de vue métabolique, seule la tétrahydroharmine passerait intacte dans le sang. Son effet reste cependant mal connu. Enfin, la dynamique des β-carbolines dans le corps, à supposer qu'elles soient les seules à agir, est complexe et caractérisée par des effets de seuil. Résultat: les études se contredisent.

Flou juridique
De plus, les feuilles de Psychotria viridis et de Diploterys cabrerana, souvent ajoutées dans les décoctions d'ayahuasca contiennent de la diméthyltryptamine (DMT). La DMT est normalement inopérante par voie orale parce qu'elle est métabolisée dans l'appareil digestif. Cependant, en présence d'harmine, elle traverse la barrière hépatique et se retrouve dans le sang. Son action se trouve même prolongée sans que l'on comprenne réellement pourquoi. Le DMT est en effet la seule molécule de ces potions à être classée comme stupéfiant dans la Convention sur les psychotropes de l'ONU de 1971.
Pour autant, l'organe international de contrôle des stupéfiants des Nations unis avoue que la Convention ne peut être appliquée à des plantes. Les décoctions à base d'ayahuasca se placent donc dans un certain vide juridique: leur statut doit être tranché au niveau national. Ainsi, le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l'Equateur, l'Espagne, le Japon et le Pérou ont officiellement légalisé l'ayahuasca. Elle est tolérée en Belgique, au Danemark, en Irlande, en Israël, au Royaume-Uni ou en Suisse, tandis qu'elle est officiellement illégale au Canada et au Chili. Des affaires juridiques sont en cours en Allemagne, en Australie et aux Etats-Unis. Au final, entre 60 000 et 100 000 personnes dans le monde en consommeraient.
Dernièrement, un procès, intenté aux Bresil-Bas contre les adeptes du culte de Santo Daime, a débouché sur l'autorisation, au titre de la liberté religieuse, de l'utilisation des décoctions à base d'ayahuasca par ce mouvement.

La Transamazonienne


La carte de l'Amérique du Sud


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AGRICULTURE Up Page 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Blé
(millions de tonnes)
3,106 4,659
(2008)
Bois
(millions de mètres cube)
230,957 255,88
(2008)
Cacao
(millions de tonnes)
0,175 0,209
(2008)
Café
(millions de tonnes)
2,65 2,14
(2008)
Canne à sucre
(millions de tonnes)
364,391 422,957
(2008)
Coton
(millions de tonnes)
2,17 3,668
(2008)
Maïs
(millions de tonnes)
35,933 35,113
(2008)
Millet
(millions de tonnes)
Oranges
(millions de tonnes)
18,531 17,853
(2008)
Orge
(millions de tonnes)
0,245 0,326
(2008)
Pomme de terre
(millions de tonnes)
3,126 3,13
(2008)
Riz
(millions de tonnes)
10,457 13,193
(2008)
Thé
(millions de tonnes)
0,009 0,004
(2008)
Vin
(millions de tonnes)
0,321 0,32
(2008)
Bovins
(millions de têtes)
185,347 207,157
(2008)
Ovins
(millions de têtes)
14,287 15,588
(2008)
Porcins
(millions de têtes)
32,013 34,064
(2008)
Production halieutique
(millions de tonnes)
1,003 1,008
(2008)
ENERGIES Up Page 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Production totale d'énergie
(millions de tonnes équivalent pétrole)
167,677 195,345
Consommation totale d'énergie
(millions de tonnes équivalent pétrole)
195,854 215,700
(2008)
Consommation d'énergie par habitant
(tonnes équivalent pétrole)
1,093 1,159
(2008)
Production d'électricité
(milliards de kWh)
345,671 403,031
(2008)
_ dont énergie biomasse (résidus forestiers & déchets agricoles) (MWh) 7,5%
42 TWh
(2012)
_ dont énergie éolienne (vent, courant aérien) (MWh) 38 GWh
(2002)
0,6%
3,4 7TWh
2,5 GW
(2012)
_ dont énergie de déchets non renouvelables (industriels & municipaux) (MWh)
_ dont énergie fossile (combustible naturel: charbon, pétrole, gaz naturel...) (MWh) 14,4%
80,5 GWh
(2012)
_ dont énergie géothermique (chaleur du sous-sol) (MWh)
_ dont énergie hydraulique (barrage, pompage-turbinage) (MWh) 82,76% 83,73%
(2008)
74,6%
416,8 GWh
84 GW
(2012)
_ dont énergie marine (marée, vague, courant, hydrothermale) (MWh)
_ dont énergie nucléaire (fission ou fusion de l'atome d'uranium) (MWh) 4,00% 2,45%
(2008)
2,9%
16,1 GWh
(2012)
_ dont énergie solaire (centrales photovoltaïques et centrales solaires thermiques) (MWh) 0,007%
42 GWh
(2012)
Consommation d'électricité par habitant
(milliers de kWh)
1,811 2,017
(2008)
2,816
(2012)
Consommation totale d'électricité
(milliards de kWh)
324,365 375,287
(2008)
MATIERES PREMIERES Up Page 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
Argent
(tonnes)
31,4 30,0
(2008)
Bauxite
(millions de tonnes)
17,363 22,055
(2008)
Charbon
(million de tonnes)
4,650 5,881
(2008)
Charbon & lignite
(million de tonnes)
Cuivre
(millions de tonnes)
0,026 0,143
(2008)
Diamant
(milliers de carats)
400 181
(2008)
Etain
(tonnes)
12 217 12 000
(2008)
Fer
(millions de tonne)
234,478 317,800
(2008)
Gaz naturel
(millions de mètres cube)
10,000 11,300
(2008)
Lignite
(millions de tonnes)
Nickel
(millions de tonnes)
0,045 0,082
(2008)
Or
(tonnes)
40,4 41,2
(2008)
Pétrole
(millions de tonnes)
77,000 89,200
(2008)
Phosphates
(millions de tonnes)
5,584 5,930
(2008)
Plomb
(millions de tonnes)
0,011 0,017
(2008)
Potasse
(millions de tonnes)
0,416 0,403
Uranium
(tonnes)
310,0 190,0
(2008)
Zinc
(millions de tonnes)
0,153 0,185
(2008)
Réserves de gaz
(milliards de mètres cube)
242 343
(2008)
Réserves de pétrole
(millions de tonnes)
1 534 1 673
(2008)
POPULATION Up Page 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
São Paulo
(1re ville la plus peuplée)
9 646 185
(1991)
10 434 252 10 886 518
(2007)
Rio de Janeiro
(2ème ville la plus peuplée)
5 480 768
(1991)
5 857 904 6 093 472
(2007)
Salvador de Bahia
(3ème ville la plus peuplée)
2 075 273
(1991)
2 443 107 2 892 625
(2007)
Brasília
(4ème ville la plus peuplée)
1 601 094
(1991)
2 051 146 2 455 903
(2007)
Fortaleza
(5ème ville la plus peuplée)
1 768 637
(1991)
2 141 402 2 431 415
(2007)
Belo Horizonte
(6ème ville la plus peuplée)
2 020 161
(1991)
2 238 526 2 412 937
(2007)
Curitiba
(7ème ville la plus peuplée)
1 315 035
(1991)
1 587 315 1 797 408
(2007)
Manaus
(8ème ville la plus peuplée)
1 011 501
(1991)
1 405 835 1 612 475
(2007)
Recife
(9ème ville la plus peuplée)
1 298 229
(1991)
1 422 905 1 533 580
(2007)
Porto Alegre
(10ème ville la plus peuplée)
1 263 403
(1991)
1 360 590 1 420 667
(2007)
Belém
(11ème ville la plus peuplée)
1 244 689
(1991)
1 280 614 1 408 847
(2007)
Goiânia
(12ème ville la plus peuplée)
922 222
(1991)
1 093 007 1 244 645
(2007)
Guarulhos
(13ème ville la plus peuplée)
787 866
(1991)
1 072 717 1 236 192
(2007)
Campinas
(14ème ville la plus peuplée)
847 595
(1991)
969 396 1 039 297
(2007)
São Gonçalo
(15ème ville la plus peuplée)
779 832
(1991)
891 119 960 631
(2007)
São Luís
(16ème ville la plus peuplée)
696 371
(1991)
870 028 957 899
(2007)
Maceió
(17ème ville la plus peuplée)
629 041
(1991)
797 759 874 014
(2007)
Duque de Caxias
(18ème ville la plus peuplée)
667 821
(1991)
775 456 842 686
(2007)
Nova Iguaçu
(19ème ville la plus peuplée)
1 297 704
(1991)
920 599 830 672
(2007)
São Bernardo do Campo
(20ème ville la plus peuplée)
566 893
(1991)
703 177 781 390
(2007)