Antarctique
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Quelques données
Surface: 12,5 millions km²
Banquise: 20 millions km²
Plus haut pic: 4 892 m
Point le plus bas sous le niveau de la mer: - 2 496 m
Epaisseur de glace maximale: 4 776 m
Habitants: 4 400 chercheurs et employés l'été
Le plus grand lac souterrain: Lac Vostok découvert, 250km x 50km, en 1996 (le plus grand des 145 lacs ensevelis)
Le plus grand volcan actif: Mont Erebus (sur 138 volcans)

Carte d'identité
Complètement isolé des autres terres par 1 000 à 2 000 km d'océan, le continent antarctique forme une masse compacte de 13 millions de kilomètres carrés, grossièrement centrée sur le pôle Sud.
Il est presque entièrement recouvert d'une couche de glace de 2 à 4 kilomètres d'épaisseur, représentant 30 millions de kilomètres cubes: 90 % de toute la glace terrestre.
L'hiver, le gel de l'océan, sur des centaines de kilomètres, porte la surface solide à 35 millions de kilomètres carrés: soit le quart de la superficie de toutes les terres émergées du globe.
Avec une altitude moyenne de 2 500 mètres (deux fois plus que l'Asie), l'Antarctique est le plus élevé des continents. C'est aussi le plus froid, la moyenne mensuelle des températures oscillant entre -25 et -62 degrés. Le point culminant (massif Vinson, de la chaîne Sentinel: 4 900 mètres) se trouve dans la partie ouest; le record du froid (-88,3°C) a été enregistré dans la partie est, à 1 500 km de la côte.
Avec un total annuel de précipitations variant de 14,6 à 19,2 centimètres, ce sixième continent, enfin, se classe parmi les déserts. Mais s'il est celui où la vie terestre est la plus pauvre, la vie marine y est la plus riche: sinon par le nombre des espèces, au moins par la quantité et la longévité de leurs individus.
 

 
Partage du Pôle Sud
Le partage du Pôle Sud repose sur le principe des appropriations fondées sur la découverte et la présence effective: France, Australie, Norvège, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande et sur le principe des secteurs d'influence: revendications de l'Argentine et du Chili.
Les Américains ne l'admettent pas et réservent leurs droits sur le principe d'une occupation permanente. Les Russes invoquent la primauté historique des découvertes de Bellinghausen pour réserver aussi leurs droits.
 
Géographie
La quasi-totalité du continent est recouverte par une croûte de glace de 2 000 m d'épaisseur. Seuls les somments  des très hautes montagnes en émergent. Sur les côtes de la Terre Victoria se dresse le plus grand complexe volcanique du monde avec le Terror et l'Erebus (4 300 mètres). Le cratère actif de ce dernier mesure 1 km de diamètre et 300 m de profondeur er projette d'énormes nuages de cendres et de gaz toxiques colorés en rouge par la lave bouillante.
 
Le glissement de l'écorse terrestre
L'idée exposée lar Charles Hapgood dans son ouvrage de 1953, Earth's Shifting Crust ( "Le glissement de l'écorse terrestre"), est une théorie géologique planétaire qui explique aves subtilité comment et pourquoi de grandes parties de l'Antarctique seraient restées libres de glaces jusqu'en 4 000 av. J.-C., ainsi qu'un grand nombre d'autres anomalies géophysiques. Sa thèse peut se résumer ainsi:
1_ L'Antarctique n'a pas toujours été recouvert par les glaces. il a même bénéficié pendant une certaine période d'un climat beaucoup plus chaud qu'aujourd'hui.
2_Ce continent jouissait d'un climat chaud parce qu'il n'était pas physiquement situé au pôle Sud pendant cette période. Il se trouvait à environ 3 000 km au nord - "au nord du cercle antarctique, dans un environnement climatique tempéré, ou froid tempéré".
3_Le continent a trouvé sa position actuelle à l'intérieur du cercle antarctique sous l'effet d'un mécanisme baptisé "déplacement de l'écorce, ou de la croûte terrestre". Selon ce phénomène, qui ne doit surtout pas être confondu avec la "tectonique des plaques" ou de la "dérive des continents", la lithosphère, l'ensemble de la croûte externe de la Terre, "peut basculer de temps à autre, glissant sur la masse intérieure molle, tout comme la peau d'une orange, si elle se détachait de la pulpe, pourrait pivoter tout d'une pièce sur la partie intérieure du fruit."
4_ Pendant le glissement vers le sud de l'Antarctique provoqué par l'earth-crust displacement, le continent serait progressivement devenu plus froid, avec la formation d'une calotte glaciaire s'étendant inexorablement pendant plusieurs millénaires avant d'atteindre ses dimensions actuelles.

Comprendre simplement  Up Page
Réserve naturelle
Des explorateurs soviétiques ont enregistré dans l'Antarctique la température la plus basse: -87° Celcius.
Le continent Antarctique est classé comme "réserve naturelle réservée à la paix et à la science". Toute revendication territoriale, toute présence militaire et toute expérimentation nucléaire sont bannis. Depuis 1991, le protocole de Madrid interdit toute exploitation minière et affirme la protection de l'environnement en tant que règle absolue!

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Décharge publique
Il est à déplorer la présence de 300.000 tonnes de déchets qui jonchent le continent. Certes, ramené à l'hectare, cela représente très peu, mai quand même l'Antarctique n'est pas une poubelle ni un continent comme les autres. On raconte même que sur le site d'une ancienne base russe est enfouie une décharge. Plusieurs pays: Grande-Bretagne, Allemagne, Australie en particulier ont commencé à nettoyer leur zone il y a quelques années, sur la base américaine de Mc Murdo on récupère et on recycle les déchets.
 
Origine de la faune des lacs antarctiques
La plupart des lacs d'eau de l'Antarctique contiennent une grande variété d'animaux invertébrés tels que les tardigrades, les rotifères, les nématodes et les crustacés qui se nourrissent de bactéries, d'algues et autres petits organismes.
L'origine de ces créatures reste encore incertaine. Selon certains scientifiques les espèces actuellement observées auraient colonisé l'Antarctique à partir de régions plus tempérées pendant les 12.000 dernières années. Selon d'autres, ces créatures auraient survécu dans certains habitats isolés lors du dernier maximum glaciaire et se seraient dispersées ensuite sur le reste du continent.
Pour répondre à cette question, des chercheurs de l'Australian Antarctic Division ont étudié la répartition actuelle de ces organismes dans des lacs situés à l'est de l'Antarctique dans les montagnes du Prince Charles et dans la péninsule antarctique à l'ouest. Par exemple, le crustacé copepode Boeckella poppei est présent en Patagonie et à l'ouest de la péninsule antarctique ainsi que dans les lacs des montagnes du Prince Charles. Une étude morphologique détaillée a montré que les organismes diffèrent d'un lac à l'autre et sont également distincts de ceux rencontrés à l'ouest de l'Antarctique et en Amérique du Sud. Ces données indiquent que les populations ont été isolées suffisamment longtemps pour développer des caractéristiques morphologiques différenciées. L'hypothèse de l'importation de ces organismes à partir de l'Amérique du Sud vers l'Antarctique par l'activité humaine est donc à rejeter.
De plus, l'étude paléontologique des sédiments provenant de ces différents sites a montré que de nombreuses espèces actuelles existent dans les sédiments anciens (5 000 à 10 000 ans) et que les sédiments les plus anciens déposés avant le dernier maximum glaciaire (15 000 - 18 000 ans) contiennent des restes de cladocères.
Ces résultats indiquent que les lacs n'ont pas été colonisés récemment et suggèrent que la faune actuelle a survécu à la dernière glaciation dans des niches écologiques dispersées sur le continent.

Son interprétation dans l'avenir  Up Page
Eoliennes
L'Australie vient d'installer deux éoliennes (2004), la France va en faire autant près de Dumont d'Urville. Ces génératrices d'énergie vont permettre de réduire la consommation de fioul. Être le plus discret possible est l'objectif des scientifiques. Le principal problème est représenté par les autres, tous les autres.
 
Lac Vostock
Les chercheurs russes veulent explorer le lac Vostock afin de prélever des échantillons de glace sous la calotte de 3.700 mètres de glace qui couvrent la surface du lac, grand comme le lac Ontario. Des carottes prélevées permettent de travailler sur la climatologie. Les chercheurs russes veulent réaliser des forages dans le lac, avec un risque qui ne serait pas énorme ailleurs mais qui ici prend des proportions importantes: celui de contaminer l'eau sous glaciaire par le kérosène nécessaire pour le forage. La technique n'est pas totalement fiable. Les Russes sont tentés de passer outre l'avis défavorable de la commission de Madrid, mais avec la certitude quasi absolue de la réaction forte de la communauté internationale.
 
Explorateurs
Fabian von Bellingshausen, navigateur russe (1778-1852). Il fit un voyage de découverte dans l'Antarctique (1819-1821) et un autre, en 1829, dans le Pacifique, en particulier aux îles Touamotou.
 
Egeberg Borchgrevink, navigateur norvégien (1864-1934). Pour le compte d'un journal anglais, il effectua en 1899-1900 le premier hivernage sur le continent antarctique même, au cap Adare (terre de la Reine-Victoria). En 1930-1931, il étudia la terre Enderby.
 
Erich von Drygalski, explorateur allemand (1865-1949). Il explore le Groenland de 1891 à 1893 et dirigea une expédition dans l'Antarctique, sur le Gauss (1901-1903): un ballon captif permit de multiplier les observations scientifiques.
 
Adrien de Gerlache, navigateur belge (1866-1934). Il fit prendre son navire, la Belgica, par les glaces de l'Antarctique en février 1898 et se laissa dériver jusqu'en mars 1899, étudiant ainsi les régions bordières du continent polaire entre 69° et 71° de latitude. A ce premier hivernage arctique, très profitable pour la science, participait Amundsen.
 
Scott (Robert Falcon), explorateur britannique d'origine écossaise (1868-1912). D'une noble famille apparentée à sir Walter, il doit s'engager dans la marine dès l'âge de treize ans, car les ressources paternelles sont des plus modestes. Nommé aspirant en 1883, il sert dans "l'escadrille-école" commandée par sir Albert Markham, qui s'est distingué dans l'exploration polaire.
Il fait bonn impression sur son chef et sur le cousin de celui-ci, Cléments Markham, qui s'occupe des projets d'expéditions vers les régions polaires. Aussi Scott est-il chargé de diriger un voyage de découverte dans l'Antarctique, sur le Discovery: il arrive au cap Adare, à l'extrémité de la terre Victoria, le 9 janvier 1902, puis explore la barrière de Ross et vient hiverner entre l'île Ross et le continent, qui dominent les volcans Erebus et Terror.
 
Shackleton (sir Ernest Henry), explorateur irlandais (1874-1922). Il participe à l'expédition de Scott de 1901-1902, puis rassemble des fonds pour tenter d'atteindre le pôle antarctique. Certains de ses compagnons escaladent le volcan Erebus (4069m) pendant que d'autres gagnent le pôle magnétique, alors par 72°25' de latitude (1908).
 
Weddell (James), navigateur anglais (1787-1834). Il étudia en 1823 les Orcades du Sud et parcourut la partie de l'océan Antarctique qui porte aujourd'hui son nom, descendant plus loin vers le sud (74°15') qu'aucun autre navigateur ne l'avait encore fait.
 
Wilkes (Charles), navigateur américain (1798-1877). Il fut chargé d'une importante mission d'étude dans l'Antarctique, comprenant six navires (1838). Il donna de nombreux renseignements sur le pourtour du continent polaire, dont une terre porte son nom.

Les références  Up Page
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Science & Vie février 1955 n449
Science & Vie mai 1956 n464
Science & Vie février 1958 n485
Science & Vie février 1959 n497
Science & Vie février 1960 n509
Science & Vie septembre 1960 n516
Science & Vie mai 1962 n536
Science & Vie juillet 1966 n586
Science & Vie décembre 1969 n627
Science & Vie jin 1983 n789
Science & Vie avril 2006 n1063
Terres vierges mondes interdits Sélection du Reager's Digest
Tout Comprendre Max
(ex-Tout le Savoir)
octobre-novembre-décembre 2017 n°18
 
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Mais encore  Up Page
Océanographie
Le navire espagnol "Hesperides", après 10 mois de travaux pour moderniser ses équipements, est parti en 2004 du port de Carthagène dans le cadre d'une mission de recherche océanographique dans l'Antarctique. 97 scientifiques prendront part à cette mission pour une durée de sept mois environ. Grâce au Plan National de Recherche et Développement et d'Innovation qui finance chaque projet autour de 50.000 euros par an, le navire de recherche océanographique devrait réaliser quatre projets dans les domaines de la géologie marine, la géophysique, la biologie marine et la sismologie.
 
Collaboration franco-australienne
Un protocole d'entente a été signé entre Geoscience Australia (GA), le bureau géologique fédéral, et l'Institut Polaire Français connu sous le nom d'Institut Paul Emile Victor (IPEV). Mr. Neil Williams, le chef de la direction de Geoscience Australia et le Dr. Gérard Jugie, directeur de l'IPEV, ont signé l'accord à Canberra le vendredi 22 avril 2005. Cet accord a pour but de faciliter la collaboration scientifique dans l'Antarctique et la région australe. Les deux pays conduiront des campagnes océanographiques dans les eaux territoriales et les eaux des terres antarctiques australiennes et développeront des relations internationales dans ce domaine.
Le Marion Dufresne, le navire océanographique de l'IPEV, sera l'outil principal de cette collaboration. L'étude des hydrates de gaz, une prometteuse source future d'énergie, est envisagée dans le cadre de ces campagnes.
 
Le Polarstern
Le Polarstern, le brise-glace de l'institut Alfred Wagener, sera de retour le mardi 21 juin de sa 22ème expédition en Antarctique. Plus de 200 scientifiques du monde entier représentant environ 30 instituts de recherche ont pris part à cette expédition de 8 mois.
Pendant le voyage vers l'Antarctique en Octobre 2004, les systèmes de Sonar ont été optimisés. Ces équipements ont permis de collecter des données précises sur les fonds océaniques au sud de l'Afrique. Ces données ont ensuite été transmises à l'organisation internationale d'hydrographie pour améliorer la précision des cartes sous-marines internationales.
Le principal projet de l'expédition a été l'ancrage du Polarstern à une plaque de glace flottante d'une surface de 16 km² dans la mer de Weddel. Dans le cadre du projet ISPOL (Ice Station POLastern), cette plaque de glace flottante a servi de laboratoire pour 55 chercheurs de différentes disciplines de décembre 2004 à janvier 2005. Ils y ont étudié la modification de la banquise et des êtres vivants de l'hémisphère sud. Les scientifiques ont ainsi pu découvrir qu'il existait de nombreux échanges entre les masses de glace et l'atmosphère provenant de l'activité biologique dans et sous la glace.
Après le mois de Janvier, les scientifiques se sont intéressés à la biologie des fonds marins de Weddel. Le projet ANDEEP-III (Antartic benthic DEEP-sea biodiversity) avait pour but la caractérisation des écosystèmes des fonds océaniques de l'hémisphère sud. Les chercheurs ont ainsi étudié la diversité nbiologique des fonds marins de Weddel pour tenter de savoir si cette région avait pu être à l'origine du monde animal qui s'est développé dans les régions avoisinantes.
 
Mappemonde de Piri Reis
L'Antarctique libre de glace
La carte dressé par l'amiral Piri Reis décrit la Terre de la Reine Maud telle qu'elle se présentait il y a plusieurs millions d'années. Les données les plus récentes laissent penser que la Terre de la reine Maud et les régions voisines apparaissant sur la carte ont été libres de glaces pendant une longue période, qui a vraiment pris fin il y a à peine six millions.
 
Faits historiques et géologie élémentaires
1 - La carte de Piri Reis, qui un document authentique, et non une quelconque supercherie, a été réalisée à Constantinople en l'an 1513 de notre ère.
 
2 - Elle montre essentiellement la côte occidentale de l'Afrique, la côte orientale de l'Amérique et la côte de l'Antarctique au sud de l'océan Antlantique.
 
3 - Piri Reis ne peut avoir obtenu ses informations sur cette dernière région auprès des navigateurs de son temps, dans la mesure où l'Antarctique ne sera découverte qu'en 1818, trois siècles plus tard.
 
4 - La présence de la côte de la Terre de la Reine Maud sur la carte constitue un véritable casse-tête dans la mesure où les données fournies par la géologie confirment que la date la plus tardive à laquelle elle aurait pu être relevée et cartographiée libre de glaces est 4 000 av. J.-C.
La période aurait duré de 13 000 à 4 000 av. J.-C., selon, par exemple, les découvertes de J. Hough, de l'université de l'Illinois, soutenu par les experts de l'Institut Carnegie de Washington.
J. W. Werthaupt, sismologue et géologue de l'université du Colorado, défend lui aussi la thèse selon laquelle au moins certaines parties de l'Antarctique auraient été libres de glaces à une époque relativement tardive. Avec d'autres géologues, il situe cette période dans un laps de temps plus court qu'Hough et alii _ entre - 7 000 et - 4 000.
 
5 - Il n'est pas possible de déterminer avec précision la date la plus reculée à laquelle une telle tâche aurait pu être accomplie.
La carte de Piri Reis n'a été retrouvée, peinte sur une peau de gazelle et conservée sous la forme d'un rouleau sur une étagère poussiérieuse de la bibliothèque de l'ancien  Palais Impérial de Constantinople, qu'en 1929.
Il faudra atteindre 1949, pour qu'une équipe scientifique anglo-suédoise effectue un revelé sismique exhaustif de la Terre de la Reine Maud, qui ressemble à s'y méprendre à la carte de Piri Reis.
 
6 - Les premières civilisations connues ne sont apparues qu'au lendemain de la période concernée après 4 000 av. J.-C.
 
Les cartes renversantes de Piri Reis
Les cartes de Piri Peis se trouvent au Musée du Palais Topkapu, à Istanbul. Des charistes autorisés se sont penchés dessus: leur authenticité est indiscutable. Ces cartes géographiques, qui datent de 1513 et de 1528, représentent les deux Amériques et l'Antarctique avec une précision impeccable.
"Il n'existe pas d'autres cartes au monde telles que celles-ci", affirmait Piri Reis en marge de ses cartes... "Je les ai composées à partir de vingt chartes, à partir de portulans de quatre Portugais qui montrent le Sind, le Hind et la Chine, ainsi que d'une carte dessinée par Colomb ... Elles sont correctes pour la navigation sur les Sept Mers que les cartes de notre pays."
On sait, par d'autres recherches, que Piri Reis avait à son service un exclave, qui avait été le pilote de Colomb. Lorsqu'il avait été capturé par les Barbaresques, ce pilote avait même en sa possession une des cartes qui avaient servi à Colomb au cours de trois voyages. On sait également que Piri Reis s'était servi, pour ses compilations, de huit chartes grecques anciennes, transmises par tradition depuis l'époque d'Alexandre le Grand.
 
Ces cartes ne décrivaient pas seulement les côtes de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud, ainsi que l'Antarctique, mais aussi l'intérieur de ces continents, plateaux, chaînes de montagnes, etc. Par exemple, certaines chaînes de montagnes qui n'ont été "découvertes" qu'en 1952 étaient portées sur les cartes de Piri Reis, et non pas de façon approximative, mais avec leur altitude exacte. Certaines autres chaînes, qui n'existaient pas  sur les cartes récentes, se sont avérées exister effectivement comme l'indiquait Piri Reis, mais sous des couches de glace de formation récente.
 
Puce des neiges
Le Département de la Défense américain a annoncé en février 1960 la découverte, par le docteur George Meyer, des premiers insectes du continent antarctique: il s'agit de puces d'un type très primitif, noires, longues de 3 mm, et qui se servent de leur queue comme d'un ressort pour sauter. Le docteur Meyer les trouva sous les roches sèches près de la station Hallet, et en captura un certain nombre qu'il étudia.
 
Manchots à taille humaine
Sur certaines rives de l'Antarctique, on a découvert des os de manchots fossiles, restes d'espèces disparues dont les représentants atteignaient la taille d'un homme. En d'autres points, dans les rares vallées sans glace qui existent, on rencontre çà et là, des carcasses de phoques, momifiés par le froid et la sécheresse. Elles se trouvent, semble-t-il, à la base de glaciers depuis longtemps retirés, et le carbone 14 a permis de les dater d'environ 2 500 ans.
 
Partie émergée
Un séismologue, le Père Linehan, S.J., qui a fait partie de l'équipe américaine installée au pôle sud, en 1958, a réussi à mesurer les couches de glace qui recouvrent la terre en utilisant la réflexion d'ondes (provoquées par des explosions de nitroglycérines). La terre au pôle sud est à 271 mètres au-dessus de niveau de la mer. Par-dessus se trouve une couche de glace très dense de 2 240 m d'épaisseur, revêtue d'une couche de glace dure de 6 m, surmontée enfin d'une couche de niege et de glace de 20 m.
 
Christophe Colomb
Terre en forme de poire
En lisant une nouvelle édition de ses textes, il a été relevé cette déclaration: "La Terre a plutôt la forme d'une poire." Or, ceci, qui est exact, n'a été découvert qu'en 1960, par Explorer VII.
 
La Mer qui ne gèle jamais
Une expédition américaine au sud-est de la Terre de Victoria, en Antarctique, en 1962, a permis la découverte d'une super-Mer Morte, 11 fois plus salée que la mer et qui ne gèle jamais.
 
Deux lacs mystérieux
Surface: 2 000 et 1600 km². Profondeur: 900 mètres. Telles sont les impressionnantes dimensions de deux lacs découverts sous 4000 mètres de glace. Nommé 90°E et Sovestkaya, ils ont été cartographiés dans l'Antarctique par Robin Bell, géophysicien à l'université de Columbia (Etats-Unis). Parmi les 145 lacs répertoriés dans la zone, les deux nouveaux ne sont surclassés que par leur célèbre voisin, le lac Vostok, qui couvre 14 000 km². Leurs dimensions ont été déterminées à partir de techniques de prospections géophysiques: images radar et satellites, mesures de déformation du champ gravitationnel.
Leur profondeur, leur morphologie et leur alignement nord-sud parallèle au lac Vostok laissent envisager que ces lacs aient une origine tectonique. Les deux lacs sont susceptibles d'héberger, comme Vostok, un écosystème unique, car coupé du reste du monde depuis 33 millions d'années ! Réchauffée par le sol, la température de l'eau avoisinerait en effet 2°C, alors même que la température à la surface de la calotte descend à - 80°C !
 
Lacs sous glace
Des mesures réalisées par un satellite de la Nasa ont révélé l'existence d'un réseau de lacs sous la calotte antarctique, plus vaste et dynamique que prévu. Cette recherche montre pour la première fois que les eaux se trouvant sous les glaces de l'Antarctique sont stockés dans des réservoirs reliés entre eux dont elles peuvent sortir ou entrer rapidement, expliquent des glaciologues. "Ces mouvement pourraient peut-être jouer un rôle majeur pour déterminer le rythme auquel les glaces antarctiques se détachent du continent", souligne Helen Fricker, glaciologue à Scripps Oceanography. Cette découverte va alimenter le débat sur le stabilité des glaciers de l'Antarctique et leur possible effondrement qui pourrait faire monter le niveau des océans dans le monde en raison du réchauffement climatique.
 
Torrent d'air
Pour expliquer certains régimes de vents particuliers, les météorologues s'appuient souvent sur la configuration du sol: une chaîne de montagnes arrête ou dévie les vents dominants, une trouée les canalise, et ainsi de suite. Jusqu'ici, ils partaient d'une observation géographique pour échafauder une hypothèse météorologique.
Récemment (années 1950 ?) ils ont pu renverser la marche habituelle du raisonnement. Dès 1912, on avait observé qu'un vent violent soufflait presque continuellement sur la terre Adélie, en Antarctique, alors que les régions voisines restaient relativement calmes. Pour expliquer ce vent localisé, toujours dirigé vers le nord, les météorologues anglais H. H. Lamb et G.P. Britton firent une hypothèse géographique: la calotte antarctique devait être coupée par une tranchée dirigée vers le nord, par laquelle l'air froid accumulé à haute altitude au cœur du continent s'écoulait comme un gigantesque torrent vers la côte où l'air, plus chaud, est moins dense. Cette hypothèse vient d'être confirmée par le docteur Paul Siple, de l'Expédition américaine Antarctique: entre la Terre de Victoria et la Terre de Wilkes, il existe en effet une longue et profonde dépression, logée entre des montagnes de 4 900 m. Siple l'a découverte au cours de reconnaissance en avion.
Il pense que la dépression doit s'étendre, comme l'avait prévu Lamb et Britton, jusqu'au cœur du continent Antarctique.
 
Carte d'Oronteus Finaeus
Pendant les vacances de Noël 1959-1960, Charles Hapgood effectuait des recherches sur l'Antarctique dans la salle de consultation de la Bibliothèque du Congrès à Washington.
"Je découvris, raconte-t-il, toutes sortes de choses fascinantes que je ne m'attendais pas à trouver, notamment plusieurs cartes décrivant le continent austral. Puis, un jour, je tournai une page, et restai pétrifié. Quand mes yeux tombèrent sur l'hémisphère sud d'une carte du monde dessinée par Oronteus Finaeus (Oronce Fine) en 1531, j'eus sur-le-champ la conviction que j'avais trouvé une carte authentique de l'Antarctique."
 
Des fleuves dans l'Antarctique
"La forme générale du continent ressemblait de manière frappante aux contours que l'on peut voir sur nos cartes modernes. La position du pôle Sud, à peu près au centre du continent, semblait grossomodo correcte. Les cordillères qui bordaient les côtes correspondaient aux nombreuses chaînes montagneuses qui ont été découvertes dans l'Antarctique au cours des années précédentes.
Il est clair, également, qu'il ne s'agissait pas d'une création fantaisiste de l'imagination d'un cartographe. Les chaînes montagneuses étaient individualisées - certaines se trouvaient tout près des côtes, d'autres en retrait. Des fleuves se jetant dans la mer prenaient leur source dans la plupart d'entre elles, et le réseau hydrographique de chacun d'eux était représenté de manière très cohérente. Ceci suggérant, bien sûr, que les côtes devaient être libres de glaces quand la carte originelle a été dressée. L'intérieur des terres, cependant, était totalement dépourvu de rivières et de montagnes, ce qui peut laisser penser que la glace y était présente."

En examinant de plus près la carte d'Oronce Fine, Charles Hapgood et Charles Strachan, chercheur au M.I.T., aboutirent aux conclusions suivantes:
1. Cette carte a été copiée et compilée à partir de plusieurs cartes établies selon plusieurs méthodes de projection différentes.
2. Plusieurs régions côtières de l'Antarctique, notamment les Terres de la Reine Maud, d'Enderby, de Wilkes, de Mary Bird et de Victoria (la côte Est de la mer de Ross), y sont bel et bien  représentées, libres de glaces.
3. Comme dans le cas de la carte de Piri Reis, le profil général du terrain et les accidents de relief visibles correspondent étroitement aux cartes re relevé sismiques de la surface terrestre subglaciale de l'Antarctique.
 
La mer de Ross
Là où aujourd'hui les grandes glaciers Bearmore et Scott se déversent dans la mer, la carte d'Oronce Fine de 1531 laisse apparaître des estuaires, des fjords et des cours d'eau.
De ces observations, on ne peut que conclure que la mer de Ross, ou ses côtes, était dépourvue de glacees quand les cartes originelles utilisées par Oronce Fine ont été dressées: "Il devait aussi y avoir nécessairement un immense hinterland (arrière-pays) libre de glaces pour alimenter les fleuves et les rivières.
De nos jours, toutes ces côtes et leur hinterland sont profondément enfouis sur une calotte glaciaire épaisse de plus de 1 500 m, tandis que la mer de Ross elle-même est recouverte d'une banquise épaisse de plusieurs centaines de mètres."

Les résultats des études menées en mer de Ross corroborent la théorie selon laquelle l'Antarctique aurait été cartographie par une civilisation inconnue pendant la période de dégel général qui a pris fin vers - 4 000.
Cette hypothèse a notamment été confirmée par les carottages effectués en 1949 par l'Américain Byrd, lors de l'une de ses expéditions en Antarctique, en vue de recueillir des échantillons de sédiments du fond de la mer de Ross.
Ces échantillons laissaient apparaître un certain nombre de couches de stratification clairement délimitées, correspondant chacune à des conditions climatiques et écologiques différentes. La plus surprenante découverte, révélait "que plusieurs couches étaient formées de sédiments à grains fins et variés, comme ceux chariées jusqu'à la mer par des rivières prenant leur source dans des terres tempérées, libres de glace."
En utilisant la méthode de datation à l'ionium mise au point par le Dr W. D. Urry (qui met en jeu trois différents éléments radio-actifs que l'on trouve dans l'eau de mer), des chercheurs de l'Institut Carnegie à Washington ont réussi à établir de façon certaine que de grands fleuves charriant des sédiments fins ont effectivement coulé dans l'Antarctique jusqu'en 6 000 av. J.-C., comme le montrerait la carte d'Oronce Fine. Ce n'est qu'après cette date, vers - 4 000, que "des sédiments de type glaciaire ont commencé à se déposer au fond de la mer de Ross ... Les carottages indiquent qu'un climat chaud a régné pendant une longue période antérieurement à cette date."
 
Quand l'Antarctique était vert
En réalité, il n'y a pas une Antarctique, mais deux, et cette précision devient maintenant importante. A l'est, la majeure partie du continent est formée par un socle continental très ancien, géologiquement apparenté à l'Australie, aux Indes et à l'Afrique du Sud: des roches cristallines d'âge précambrien ( 1 500 millions d'années) y sont recouvertes par des sédiments relativement peu perturbés.
A l'ouest, ce qu'on appelle la péninsule antarctique est, en fait, un archipel prolongeant la chaîne des Andes depuis l'extrémité de l'Amérique du Sud: comme elle, il appartient au grand plissement tertiaire (100 millions d'années) qui fait le tour du Pacifique.
Tous les fossiles jusqu'ici découverts en témoignent. A l'est, ce sont des animaux, des feuilles, des dépôts carbonifères, etc. On a trouvé des troncs d'arbres pétrifiés longs de 7 m et d'un diamètre de 60 cm, enfouis dans des sables fluviaux; après avoir été déracinés sans doute par des fleuves ou des torrents. Parfaitement dessinés, les cercles concentriques qu'ils représentent prouvent une croissance rapide, dans un climat humide et tempéré. Il y a 250 millions d'années (âge de ces dépôts permiens), de riches forêts couvraient les vallées antarctiques.
A l'ouest, les témoins sont plus récents, mais non moins caractéristiques. On a relévé dans le jurassique (150 millions d'années) jusqu'à 61 espèces de plantes indiquant une végétation luxuriante de type subtropical. Le continent blanc, alors, était vert.
 
Poissons sous la glace de l'Antarctique
Il existe, à plusieurs mètres sous la glace, un habitat aquatique à la température presque uniforme de -1,9°C, et que cet habitat comporte une collection remarquable d'êtres vivants. Tel, un dissostichus mawsoni de 1,30m et pesant 27kg, et quelques uns dépassent allègrement les 60cm.
 

 
Stations polaires de l'Antarctique

 


 
Un morceau de Lune en Antarctique
La NASA a confirmé que le météorite verdâtre trouve en Antarctique en 1982 est bien, comme on l'avait supposé, un fragment de Lune; il est presque identique aux "cailloux" ramenés par la mission Apollo. C'est un éclat arraché à notre satellite par un météorite, il y a quelques 100 000 ans.
 
Palotte glaciaire
Une collaboration entre le National Snow and Ice Data Center (Boulder, Une collaboration entre le National Snow and Ice Data Center (Boulder, Colorado), le British Antarctic Survey et le Earth Dynamic System Research Center de Taiwan a permis en mars 2008 un suivi satellitaire de l'effondrement imminent de la barrière de Wilkins en Antarctique. Cet événement est, selon les scientifiques, un indice supplémentaire du réchauffement global.
D'une superficie de 13 680 kilomètres carrés (à peu près équivalente à celle du Montenegro), la barrière de Wilkins s'étend au sud de la péninsule occidentale du continent glacial austral. Les images satellitaires indiquent que le phénomène d'effondrement a débuté le 28 février 2008 par la chute d'un grand iceberg de 100 km² et la destabilisation d'une zone interne de 400 km². Le 23 mars 2008, seule une mince paroi de glace intacte de 6 kilomètres de large tendue entre deux îles s'opposait encore à l'effondrement du reste de la barrière.
 
Un iceberg s'est détaché de l'Antarctique
Des scientifiques de l'Université de Bonn et de l'Université de Munster ont observé, à l'aide de données satellites, la formation d'une fissure puis de la cassure d'un grand iceberg au sein du plateau de Wilkins sur la face pacifique de l'Antarctique. Ils pensent que cet événement est dû à des forces ascensionnelles liées à des différences d'épaisseur de la glace. Ce plateau de glace, reliant les îles Charcot et Latady, est devenu une zone sensible: plus épaisse par endroits, la glace serait soumise à de fortes tensions qui s'additionnent jusqu'à la rupture.
Déjà en juillet 2007 était apparue dans la glace une fissure longue de 52 kilomètres et épaisse de 200 à 250 mètres, et ceci, en moins de 30 secondes d'après les scientifiques. Seulement 24 heures ont suffi, entre le 28 et le 29 février 2008, pour qu'un pan de glace de près de 400 km² se détache de la banquise et éclate en plusieurs icebergs. La bande de glace reliant les deux îles ne mesure actuellement plus que 6 kilomètres de large (elle en mesurait 20 initialement). "Ces forces ascensionnelles ont augmenté la surface des zones où la banquise est plus fragile et ont reliées ces zones entre elles, si bien que le plateau de Wilkins tout entier - d'une surface de 14.000 km² - est maintenant menacé", estime Angelika Humbert de l'Université de Münster.